La Banque mondiale revoit à la baisse ses prévisions de croissance

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LA BANQUE MONDIALE REVOIT SES PRÉVISIONS DE CROISSANCE À LA BAISSE
LA BANQUE MONDIALE REVOIT SES PRÉVISIONS DE CROISSANCE À LA BAISSE

WASHINGTON (Reuters) - La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance globale, affirmant que l'économie mondiale allait poursuivre en 2013 son développement à un rythme plus lent que l'année précédente.

L'institution précise que cette révision est liée à une récession plus forte que prévue en Europe ainsi qu'à un ralentissement sur les marchés de certains pays émergents.

Dans son rapport semestriel, la Banque mondiale prévient que les grandes économies émergentes, qui ont tiré la croissance vers le haut au cours des dernières années, ne pourront plus jouer le même rôle qu'avant la crise financière.

La Banque mondiale préconise des réformes structurelles pour maintenir l'expansion.

Le PIB mondial devrait augmenter de 2,2% cette année, juste en dessous des 2,3% enregistrés en 2012. Dans une précédente prévision, en janvier, la banque avait avancé le chiffre de 2,4% de croissance pour 2013.

Les perspectives sont de 3% pour 2014 et de 3,3% pour 2015.

"La croissance ne s'est pas ralentie en raison d'un problème lié à la demande mais plutôt parce que, à notre avis, la très forte croissance à laquelle nous avions assisté avant la crise était due à un phénomène de bulle", a expliqué Andrew Burns qui a dirigé la rédaction du rapport.

"Ce que nous observons actuellement est plus conforme au potentiel sous-jacent de croissance", a-t-il ajouté. "Nous sommes dans le cas d'un retour à une nouvelle norme après la crise".

Cette "nouvelle norme" signifie que les taux de croissance dans des pays comme le Brésil, l'Inde, la Russie et la Chine vont ralentir.

Pour les pays en voie de développement, cette croissance devrait être de 5,1%, contre 5,5% anticipés en janvier, avant de repartir à 5,6% en 2014 et 5,7% en 2015.

Avant la crise financière de 2008, la croissance des pays émergents était en moyenne de 7,5% en rythme annuel et de 10% pour la Chine.

Anna Yukhananov; Pierre Sérisier pour le service français

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