La Banque mondiale abaisse sa prévison 2014

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WASHINGTON (Reuters) - La Banque mondiale a annoncé mardi avoir revu à la baisse sa prévision de croissance 2014, notant qu'une confluence de facteurs, dont la crise en Ukraine et l'hiver particulièrement rigoureux aux Etats-Unis constituait un frein à l'économie mondiale

L'institution table désormais sur une croissance mondiale de 2,8% cette année, contre une prévision de 3,2% fournie en janvier, tout en disant que la hausse de l'activité reposait sur une base plus stable.

Dans ses "Perspectives économiques mondiales", rapport qu'elle publie deux fois par an, la Banque mondiale a déclaré que les tensions entre la Russie et l'Ukraine pesaient sur la confiance à travers le monde.

Elle a par ailleurs revu de 2,8% à 2,1% sa prévision de croissance pour les Etats-Unis afin de prendre en compte l'impact de la météo.

Les rigueurs de l'hiver ont d'ailleurs eu raison de la croissance américaine en début d'année, le produit intérieur brut (PIB) s'étant contracté de 1% au cours des trois premiers mois de 2014, a annoncé fin mai le département du Commerce.

De nombreux signes laissent toutefois entendre que ce coup de frein brutal n'augure en rien des perspectives réelles de la première économie mondiale.

"Oui, il y eu une révision à la baisse pour 2014. Mais cela reflète surtout des choses qui se sont déjà passées", a déclaré Andrew Burns, principal auteur du rapport.

La Banque mondiale anticipe une accélération de la croissance mondiale au cours de l'année, à la faveur de l'amplification de la reprise des pays développés.

Elle a maintenu ses prévisions de croissance mondiale pour les années 2015 et 2016, à savoir 3,4% et 3,5%.

Ces prévisions partent du principe que les tensions en Ukraine vont persister mais pas se détériorer.

La Russie et l'Ukraine reprendront mercredi leurs discussions pour tenter de régler leur contentieux sur le tarif du gaz alors que Moscou s'est abstenu de prendre la moindre mesure contre Kiev malgré l'expiration de son ultimatum pour obtenir le versement d'une partie des impayés ukrainiens.

(Anna Yukhananov, Benoît Van Overstraeten pour le service français)

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