La banque Intesa, bénéficiaire, a encore de lourdes provisions

le
0
LA BANQUE INTESA SANPAOLO RENOUE AVEC LES BÉNÉFICES
LA BANQUE INTESA SANPAOLO RENOUE AVEC LES BÉNÉFICES

MILAN (Reuters) - Intesa Sanpaolo a dégagé un bénéfice au premier trimestre, aidée en cela par une économie italienne qui semble se reprendre, mais ses provisions pour créances douteuses restent élevées, à plus d'un milliard d'euros.

La première banque italienne a dégagé un bénéfice net de 503 millions d'euros, bien supérieur aux 323 millions d'euros prévus dans un consensus Reuters réalisé auprès de huit analystes.

Intesa a précisé qu'il s'agissait là de son meilleur résultat net en deux ans.

Les provisions pour créances douteuses ont été de 1,1 milliard d'euros contre 1,16 milliard un an auparavant. L'encours de créances douteuses, qui a diminué au premier trimestre chez la concurrente UniCredit, est resté quasiment stable chez Intesa, à 31,16 milliards d'euros.

Les créances douteuses sont le gros point noir des banques italiennes, lesquelles émergent lentement de la pire récession qui ait touché l'Italie en 70 ans et ont été forcées de constituer d'énormes provisions qui ont grevé leurs résultats.

Comme UniCredit, Intesa avait passé de lourdes provisions pour perte sur crédits au dernier trimestre 2013, anticipant les résultats des examens de santé menés par la Banque centrale européenne (BCE) et conduisant la banque a accuser une perte annuelle de 4,55 milliards d'euros.

Le produit net bancaire a augmenté de 4,1% sur le trimestre et les commissions nettes de 8,3%.

Intesa a par ailleurs indiqué que son ratio de capital Tier 1, étalon de la solidité financière, s'était encore amélioré, à 12,6% fin mars contre 12,3% à la fin 2013.

"Les résultats sont très bons et ça évolue globalement dans la bonne direction", a dit un analyste. "Je n'en ai pas fait des bonds sur ma chaise mais je n'ai rien vu de négatif".

L'administrateur délégué Carlo Messina a par ailleurs déclaré à un analyste de Goldman Sachs que la banque n'avait aucun souci vis-à-vis de son projet de verser pour 10 milliards d'euros de dividendes dans les quatre ans à venir, alors que d'autres établissements réduisent les leurs pour augmenter leurs fonds propres.

(Silvia Aloisi, Nicolas Delame et Wilfrid Exbrayat, pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux