La banque du Vatican à l'heure de vérité

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Dans la tourmente, l'Institut pour les ?uvres religieuses attend un quitus du Conseil de l'Europe.

La banque du Vatican, plus qu'à un coffre-fort, ressemble à un château fort. Un vrai, de forme ronde, avec d'épaisses murailles. Disgracieux, il rompt l'harmonie des lignes architecturale du Palais apostolique mais il est sous les fenêtres du Pape, comme protégé par la solide caserne des gardes suisses. Il faut être prélat, prêtre, religieux, religieuse ou laïc salarié du Vatican pour y pénétrer et avoir le droit d'y détenir un compte. Il y en a 33 000: l'immense majorité des clients de cette banque sui generis - dont le chiffre d'affaires avoisine 6 milliards d'euros - ne vit pas à Rome mais dans le monde entier.

Personne d'ailleurs ne parle à Rome de «banque du Vatican». On dit «IOR». Prononcez «or» en y ajoutant un «i». Plus sérieusement: Institut pour les œuvres religieuses. Discrète, cette vénérable institution fut fondée, il y a soixante-dix ans, le 27 juin 1942, par Pie XII. Elle n'apparaît au grand public que lors du scandale retentissa

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