La Banque du Japon regrette la faiblesse de l'investissement-minutes

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    PARIS/LONDRES, 24 décembre (Reuters) - Plusieurs 
responsables de la politique monétaire japonaise ont regretté la 
faiblesse de la croissance des salaires et des investissements, 
tout en se déclarant convaincus que les entreprises du pays 
commenceront à investir avec l'amélioration des économies 
émergentes, apprend-on dans les "minutes" de la réunion de la 
Banque du Japon de novembre, publiées jeudi. 
    La plupart des neuf membres du comité ont également convenu 
que la banque centrale ne devrait pas hésiter à renforcer son 
programme de soutien massif à la croissance si les risques 
augmentent de façon à décourager les entreprises de relever 
leurs prix et leurs salaires, apprend-on dans le compte-rendu. 
    "Les membres ont jugé qu'il était important que la hausse de 
la tendance sous-jacente de l'inflation se reflète dans les 
salaires lors des négociations sur les augmentations salariales" 
 entre le patronat et les syndicats, lit-on dans les minutes. 
    La Banque du Japon a laissé sa politique monétaire inchangée 
depuis le mois d'octobre de l'an dernier, faisant le pari que 
les entreprises utiliseront leurs profits record pour augmenter 
les salaires et les dépenses d'investissement, ce qui 
déclencherait un cycle positif pour l'économie japonaise. 
    Mais les appels répétés du Premier ministre Shinzo Abe et du 
gouverneur de la BOJ Haruhiko Kuroda n'ont pas réussi jusqu'à 
présent à inciter les entreprises à investir. 
    Le gouverneur de la BOJ déclaré jeudi que la banque centrale 
restait déterminée à faire tout ce qu'il fallait pour surmonter 
la déflation et atteindre son objectif de 2% d'inflation. 
    "Plus de deux ans ont passé depuis que la BOJ a introduit 
l'assouplissement quantitatif et qualitatif (QQE). Au départ, 
beaucoup de gens étaient sceptiques quant à la perspective que 
l'économie japonaise vienne à bout de la déflation." 
    "Il se peut que certaines personnes soient encore 
sceptiques. Mais (...) les tendances de l'économie et des prix 
ont clairement changé avec le QQE. C'est un fait indéniable", 
a-t-il dit devant le Keidanren, premier syndicat patronal du 
pays.  
 
 (Leika Kihara et Stanley White, Juliette Rouillon pour le 
service français, édité par) 
 
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