La Banque du Canada maintient ses taux malgré le ralentissement

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    OTTAWA, 20 janvier (Reuters) - Dans une de ses décisions les 
plus attendues de ces dernières années, la Banque du Canada a 
maintenu ses taux d'intérêt inchangés mercredi malgré le 
ralentissement de la croissance canadienne, optant pour la 
patience dans la perspective de l'impact positif d'une devise 
faible, des récentes baisses de taux, des mesures fiscales et de 
la reprise de la croissance aux Etats-Unis.  
    La banque centrale a reconnu que la chute des cours du 
pétrole et autres matières premières représentait un revers, 
notant que la croissance avait stagné au quatrième trimestre et 
que les capacités de production excédentaires ne commenceraient 
pas à être résorbées avant le deuxième trimestre 2016.  
    Elle table toutefois sur une reprise de la croissance de 
l'économie canadienne, à environ 1,5% en 2016 et 2,5% en 2017. 
    "Le long processus de réorientation vers les activités liées 
au secteur hors ressources est en cours, étant favorisé par un 
raffermissement de la demande aux États-Unis, la dépréciation du 
dollar canadien ainsi que les conditions monétaires et 
financières expansionnistes", déclare-t-elle dans un communiqué. 
    Elle a maintenu son taux de financement à un jour à 0,5%. 
    A l'approche de la réunion de politique monétaire de la 
banque centrale, les marchés avaient anticipé une probabilité à 
près des deux tiers d'une baisse de taux face à la baisse 
inexorable des cours du pétrole. Mais les paris se sont 
équilibrés autour de 50-50 mardi, à la veille de la réunion, 
certains intervenants se demandant si le gouverneur Stephen 
Poloz devait utiliser sa dernière cartouche dès maintenant. 
    La Banque du Canada a ajouté que l'inflation évoluait comme 
prévu et devrait remonter à environ 2% d'ici le début 2017.  
    Elle a ajouté que selon son scénario de référence, les 
capacités excédentaires de production devraient se résorber plus 
tard qu'anticipé en octobre, fin 2017 au lieu de mi-2017. 
    Elle a toutefois noté n'avoir "pas encore incorporé 
l'incidence positive des mesures budgétaires attendues dans le 
prochain budget fédéral". 
 
 (Randall Palmer et Leah Schnurr, Juliette Rouillon pour le 
service français, édité par Véronique Tison) 
 
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