La Banque d'Angleterre pas pressée de relever ses taux

le
0
LA BANQUE D'ANGLETERRE N'EST PAS PRESSÉE DE RELEVER SES TAUX
LA BANQUE D'ANGLETERRE N'EST PAS PRESSÉE DE RELEVER SES TAUX

LONDRES (Reuters) - La Banque d'Angleterre (BoE) a laissé entendre jeudi qu'elle n'était pas pressée de relever ses taux d'intérêt tout en pointant du doigt le risque de voir la vigueur de la livre sterling et les bas coûts de l'énergie contenir l'inflation.

Sur les neuf membres du comité de politique monétaire de la banque centrale, un seul, Ian McCafferty, s'est prononcé en faveur d'une hausse des taux, qui n'ont pas été relevés depuis 2007.

La plupart des économistes interrogés par Reuters prévoyaient deux votes en faveur d'un relèvement.

Ces annonces ont eu pour effet de faire chuter la livre sterling et les rendements des obligations d'Etat britanniques.

La livre cédait 0,55% face au billet vert, autour de 1,55 dollar, et 0,34% face à l'euro, à 1,42 euro.

Le rendement des obligations d'Etat à 10 ans a perdu quatre points de base, à 1,94%, et l'indice FTSE 100 de la Bourse de Londres a effacé ses pertes pour évoluer pratiquement à l'équilibre.

"Regardez la livre s'écrouler après ce vote 8-1", a dit Tobias Davis, conseiller en changes chez Western Union. "Les bavardages sur les taux vont maintenant continuer jusqu'en mai ou juin 2016".

Peu d'économistes s'attendent à voir la BoE relever ses taux avant la Réserve fédérale, qui pourrait le faire avant la fin de l'année.

"Le moment probable d'une première hausse des taux se rapproche", a néanmoins déclaré le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, lors d'une conférence de presse.

"Toutefois, le calendrier précis d'une première hausse ne peut pas être prédit à l'avance", a-t-il ajouté. "Il sera fonction des développements économiques et des perspectives".

La BoE, qui maintient donc son taux d'intervention inchangé au plus bas record de 0,5%, a prédit en outre que l'inflation, actuellement nulle, ne devrait repartir que lentement, même si l'objectif d'une inflation à 2% dans deux ans a été maintenu.

La banque centrale a parallèlement relevé sa prévision de croissance du produit intérieur brut britannique cette année à 2,8%, contre 2,5% en mai, mais n'a guère modifié ses prévisions pour les années suivantes.

(William Schomberg et David Milliken; Myriam Rivet et Patrick Vignal pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant