La Banque d'Angleterre n'agira qu'en fonction de l'inflation

le , mis à jour à 11:26
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LONDRES, 17 juin (Reuters) - Les décideurs de la Banque d'Angleterre (BoE) pensent que l'économie britannique pourrait ressentir les effets d'une hausse des taux d'intérêt dans d'autres pays mais ils jugent que le calendrier du resserrement monétaire en Grande-Bretagne doit uniquement dépendre de l'évolution de l'inflation dans le pays. D'après les minutes, publiées mercredi, de la réunion du comité de politique monétaire de la BoE qui s'est achevée le 3 juin, les neuf membres du comité ont voté en faveur du maintien de son taux directeur à 0,5%, plus bas historique, auquel il est fixé depuis six ans. Comme lors des dernières réunions, deux membres ont néanmoins qualifié leur décision de "finement équilibrée". Le comité relève que les freins à la croissance mondiale commencent à se desserrer, ce qui incitera probablement certains pays à s'engager dans une normalisation de leur politique monétaire. Cela pourrait être le cas avant la fin de l'année aux Etats-Unis. "Ces décisions pourraient avoir des répercussions mondiales", est-il écrit dans les minutes de la BoE. "Cependant, le comité convient que l'évolution de la politique monétaire au Royaume-Uni dépendra des perspectives d'inflation au Royaume-Uni et ne sera pas déterminée par les actions d'autres banques centrales." Ces minutes ne contiennent plus de référence à une "variété de points de vue" concernant l'évolution probable des taux en Grande-Bretagne et le comité constate que les perspectives économiques n'ont guère varié sur un mois. La consommation des ménages a été le principal sujet évoqué au cours de cette réunion du mois de juin, certains membres du comité se disant surpris que la faiblesse des cours du pétrole n'ait pas un impact plus prononcé. D'autres membres ont prédit que cet impact se ferait ressentir plus tard et de plus en plus fortement. Le taux d'inflation en rythme annuel est redevenu positif en mai en Grande-Bretagne après avoir été négatif le mois précédent pour la première fois en 55 ans, des données qui suggèrent que la période de déflation du pays n'a été que de très courte durée. (Andy Bruce et David Milliken; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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