La banque centrale russe n'exclut pas un baril de brut à $60

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MOSCOU, 1er octobre (Reuters) - La banque centrale russe travaille sur des mesures de soutien à l'économie dans l'éventualité où les cours du pétrole tomberaient jusqu'à 60 dollars le baril, a révélé mercredi un haut responsable de l'institution. La banque centrale a actuellement trois scénarios pour l'évolution des cours du brut mais va en ajouter un quatrième pour parer à cette éventualité, a dit le premier vice-gouverneur Ksenia Ioudaieva, cité par l'agence Interfax. Le projet de budget 2015-2017 adopté la semaine dernière a retenu une hypothèse de 100 dollars pour le cours moyen du pétrole sur cette période. "Le but est de préparer un scénario de choc afin de mettre au point un plan d'action qu'on mettrait en oeuvre pour limiter les effets négatifs", a expliqué le gouverneur adjoint lors d'une conférence, selon Interfax. Les ventes d'hydrocarbures génèrent environ la moitié des revenus du gouvernement fédéral russe. Alors que les compagnies pétrolières russes voient leurs moyens de financement limités par les sanctions occidentales imposées à Moscou, le prix du brut URL-E de l'Oural, principal référence du marché national, est tombé aux alentours de 92 dollars le baril. Le scénario de base de la banque centrale voit toutefois le pétrole repasser au-dessus des 100 dollars le baril sur les trois prochaines années. Commentant l'hypothèse extrême, le ministre des Finances Anton Silouanov a indiqué que son ministère ne reverrait pas son propre scénario le plus pessimiste, qui envisage un prix du pétrole à 80 dollars. "La prévision de la banque centrale diffère quelque peu de celle du gouvernement. Ils prennent en considération un éventail plus large de paramètres, il n'y a rien de terrible avec ça. Mais pour ma part je pense que c'est improbable (de descendre à 60 dollars)", a-t-il dit. Pour Timothy Ash, responsable de la stratégie pour les marchés émergents chez Standard Bank à Londres, une baisse des cours du brut jusqu'à 60 dollars le baril plongerait la Russie dans une "recession profonde, marquée par d'importants déficits courant et budgétaire, d'énormes sorties de capitaux et un stress considérable pour les banques". (Darya Korsounskaïa, Lidia Kelly et Jason Bush, Véronique Tison pour le service français)

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  • bigot8 le mercredi 1 oct 2014 à 16:37

    chouette le diesel a 1 euro