La banque centrale italienne plaide pour des fusions bancaires

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LA BANQUE CENTRALE ITALIENNE SUGGÈRE DES FUSIONS BANCAIRES
LA BANQUE CENTRALE ITALIENNE SUGGÈRE DES FUSIONS BANCAIRES

ROME (Reuters) - La recapitalisation des fonds propres des banques italienne n'est pas une priorité absolue, mais elles devraient se restructurer et améliorer leur efficacité, a déclaré mercredi le gouverneur de la banque centrale, Ignazio Visco.

Dans un discours très attendu à Rome mercredi, il a estimé en outre que les banques du pays devaient réduire leurs coûts et utiliser plus de technologie dans les services qu'elles offrent.

"Le processus de restructuration et d'amélioration de l'efficacité pourrait être favorisé par des fusions sur des bases économiques saines", a-t-il déclaré.

De nombreux analystes s'attendent à ce qu'une évaluation de la Banque centrale européenne sur la qualité des actifs des banques déclenche un mouvement de consolidation dans le secteur en Italie, notamment parmi les banques de taille moyenne.

Toutefois, le mode de gouvernance de certaines banques, notamment des banques coopératives connues en Italie sous le nom de "popolari", est perçu comme un obstacle aux fusions, disent-ils.

Ignazio Visco a également déclaré qu'il était essentiel que les banques italiennes regagnent l'accès aux marchés financiers pour leur financement, plutôt que de compter su les liquidités de la BCE, "qui ne peuvent pas constituer un outil permanant de financement des banques".

En ce qui concerne les fonds propres, il a noté que le ratio "core Tier 1" des banques italiennes avait progressé à 10,9% en moyenne, contre 7,1% avant la crise financière de 2008. Pour les cinq plus grandes banques du pays, ce ratio est de 11,2%.

Agnazio Visco a souligné que les crédits non-performants, pour lesquels le risque de défaut de l'emprunteur est le plus élevé, s'élevait à 75 milliards d'euros net des dépréciations du système bancaire italien et étaient largement couvertes.

Le taux de couverture pour pertes de crédit était à 39%, inférieur à la moyenne de 43% en Europe, mais cela est surtout dû, selon lui, à des critères de classification plus strictes.

Gavin Jones, Juliette Rouillon pour le service français

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