La banque centrale américaine a débranché sa perfusion

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Le bâtiment de la banque fédérale américaine.
Le bâtiment de la banque fédérale américaine.

Une page se tourne dans l'histoire de la crise financière. Aux États-Unis, la banque centrale a refermé son robinet à liquidités mercredi soir. Une décision lourde, qui marque une certaine normalisation de l'économie américaine plus de 6 ans après l'effondrement de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers.

Pour lutter contre la déflagration que cet accident industriel de la finance a entraînée, la Réserve fédérale (Fed) n'avait pas hésité à transgresser les règles traditionnelles de la politique monétaire des banques centrales. Elle ne s'était pas contentée de jouer sur l'instrument traditionnel des banquiers centraux, les taux d'intérêt. Très vite, son président d'alors, Ben Bernanke, un universitaire spécialiste de la crise de 1929, a estimé que les ramener à zéro pour faire baisser le coût des emprunts des entreprises et des ménages ne serait pas suffisant pour échapper à une grande dépression. La Fed s'est alors mise à racheter massivement des actifs sur les marchés, notamment de la dette publique américaine.

Le pari de l'effet richesse

Un saut dans l'inconnu qualifié de "quantitative easing (QE)" par les spécialistes. Objectif : faire baisser le rendement de la dette publique pour en alléger le coût de financement, mais surtout pour obliger les investisseurs à se tourner vers d'autres actifs (actions, immobilier) plus rentables pour faire remonter leurs prix. Après la crise immobilière des...

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