La baisse du chômage donne une bouffée d'air à Hollande

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LA BAISSE DU CHÔMAGE DONNE UNE BOUFFÉE D'AIR À HOLLANDE
LA BAISSE DU CHÔMAGE DONNE UNE BOUFFÉE D'AIR À HOLLANDE

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - S'il évite tout triomphalisme, l'exécutif français espère que l'amorce d'une inversion de la courbe du chômage lui accordera, outre une bouffée d'air, la crédibilité indispensable à l'achèvement de chantiers comme la formation et la fiscalité.

François Hollande a commenté avec prudence ce virage crucial, qui apporte un peu de crédit à une politique économique dont huit Français sur dix doutent, selon un sondage OpinionWay pour Tilder et LCI publié jeudi.

"La bataille continue", a dit le président à Vilnius, où il assistait à un sommet européen, au lendemain de la publication des bons chiffres du chômage en octobre. "Je ne vais pas simplement me satisfaire d'un chiffre".

Le chef de l'Etat n'oublie pas les "3,2 millions de personnes qui sont demandeuses d'emploi".

"Ma responsabilité c'est de faire en sorte que nous soyons dans une perspective de baisse durable du chômage", a-t-il poursuivi, reprenant le thème du "temps nécessaire" pour relever le défi qui a créé la confusion dans les esprits la veille à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

"Alors oui, c'est une bonne nouvelle mais il en faudra d'autres pour que nous soyons sûrs de la victoire."

Dans les allées d'un salon sur l'emploi des jeunes à Paris, Jean-Marc Ayrault a insisté sur l'"énergie" retrouvée, indispensable au regain de croissance attendu dans le pays.

"ÇA DONNE DE L'ÉNERGIE"

"Quand on a des chiffres du chômage aussi positifs, c'est un climat, ça donne de l'énergie, pas seulement au gouvernement. Ça donne de l'énergie aux Français, aux chefs d'entreprises", a-t-il dit.

Regardés dans le détail, les chiffres du ministère du Travail témoignent d'une réalité contrastée dans une France où l'économie réelle continue de détruire des emplois.

Le nombre de chômeurs de catégorie A, sans emploi, a reculé de 0,6% le mois dernier, mais en tenant compte des personnes ayant exercé une activité réduite, la progression est de 0,8%.

La baisse, notamment chez les jeunes, est d'abord due aux contrats aidés comme les emplois d'avenir - 100.000 seront signés à la fin de l'année.

A l'Elysée et à Matignon, personne ne se hasardait vendredi à dire à partir de combien de mois de baisse l'exécutif considérerait la bataille comme gagnée. "Il n'y a pas un truc magique qui dit 'si c'est trois mois c'est bon, si c'est deux non'", souligne une source gouvernementale.

"IL FAUT QU'ON CONTINUE CETTE POLITIQUE"

Pour l'entourage de Jean-Marc Ayrault toutefois, cette embellie est bien la preuve "qu'il faut qu'on continue cette politique économique de compétitivité, d'aide aux entreprises pour l'investissement et pour l'emploi engagée il y a 18 mois".

Moins de deux semaines après avoir lancé le chantier de la réforme fiscale, le Premier ministre a poussé vendredi un autre gros dossier, celui de la formation professionnelle, actuellement aux mains des partenaires sociaux.

"Il ne faut pas que cette négociation débouche sur quelque chose à minima, il faut qu'elle soit ambitieuse parce qu'il faut qu'on réussisse tous ensemble", a-t-il demandé à La Villette.

"Nous souhaitons que les partenaires sociaux soient à la hauteur des défis qui sont les nôtres : croissance, emploi confiance et solidarité. C'est ce que nous sommes en train d'entreprendre avec le président de la République".

Le chef du gouvernement a poursuivi vendredi ses consultations sur la réforme fiscale.

Reçu à Matignon, le président de l'UDI Jean-Louis Borloo a relativisé les nouvelles sur le front du chômage qu'il a lui-même combattu pendant 35 mois en tant que ministre du Travail.

"Ce qui est important, c'est le déclin ou pas. La question est : quelle est la vitalité économique de notre pays, les grandes filières ?", a-t-il demandé devant la presse.

"Je pense qu'on va globalement arriver à une forme de stabilité pas très heureuse", a-t-il estimé. "Il faut 10 à 15 mois de suite pour avoir quelque chose de significatif".

Pour le sénateur Aymeri de Montesquiou qui l'accompagnait, la clé est du côté des entreprises, qu'il juge trop taxées.

"J'ai peur qu'aujourd'hui elles n'aient pas vraiment envie d'investir et c'est la seule solution pour créer de l'emploi", a-t-il estimé. "La faiblesse des marges des entreprises tue tous les enthousiasmes".

Edité par Yves Clarisse

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  • dupon666 le vendredi 29 nov 2013 à 22:11

    http://www.lemonde.fr/emploi/article/2013/11/29/pour-y-voir-clair-qu-est-ce-qui-baisse-dans-le-chomage_3522681_1698637.html

  • dupon666 le vendredi 29 nov 2013 à 21:46

    qu'on commence dejà par definir clairement le chomage...il existe aussi les fins de droit au RSA ...et ceux en categorie B qui n'ont gagné que quelques euros...Se limiter à la categorie A est tout simplement en gag mediatique

  • RVM21 le vendredi 29 nov 2013 à 21:45

    100.000 emplois aidés improductifs pour masquer la hausse du chômage sinon .....

  • cavalair le vendredi 29 nov 2013 à 20:52

    Sachant qu'on cre des emplois avec une croissance entre 2.et 2,5% dites moi comment le chomage descend avec une decroissance de -0,1% le pire c'est qu'ils croient a ce qu'ils disent en plus de nous prendre pour des k.ons

  • finkbro1 le vendredi 29 nov 2013 à 20:37

    quelle baisse ? +25% de radiation, c est juste une vaste blague, ça lui donne rien dutout, tout le monde a internet, personne n est plus dupe