La baisse des taux immobiliers dope l'image des banques-Deloitte

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    PARIS, 22 septembre (Reuters) - La renégociation à la baisse 
des taux de crédits immobiliers ont sans doute contribué à 
améliorer l'image que les Français ont de leur banque, estime le 
cabinet Deloitte, commanditaire d'une étude d'où ressort un bond 
du taux de confiance des usagers. 
    A la question : "pouvez-vous faire confiance à votre banque 
principale en général ?", 65% des 3.327 clients interrogés en 
ligne en juin par Harris Interactive ont répondu par 
l'affirmative, contre 60% en 2015, un niveau qui était stable 
depuis 2012.  
    "Il y a probablement un effet lié à la renégociation des 
prêts immobiliers", a expliqué lors d'une conférence de presse 
Daniel Pion, associé spécialisé dans la banque de détail chez 
Deloitte. 
    "Sur 2015 et sur 2016, les taux se sont cassés la figure 
(...), les gens en ont profité pour renégocier leurs crédits 
immobiliers et dans la plupart des cas, dans quasiment tous les 
cas, les banquiers ont accepté de revoir à la baisse leurs 
exigences." 
    Pour le consultant, le gain de pouvoir d'achat réalisé par 
les particuliers après la renégociation d'un prêt a changé 
quelque peu le regard porté sur leur conseiller.  
    "Les gens se disent 'eh ben tiens, finalement, mon banquier, 
il m'a écouté'", résume Daniel Pion, qui rappelle néanmoins que 
la hausse de cinq points du taux de confiance ne doit pas 
occulter le fait que pas moins d'un tiers des Français ne fait 
pas confiance à sa banque.    
    La Fédération bancaire française a publié le 5 septembre une 
étude selon laquelle l'image des banques françaises, avec 68% de 
bonnes opinions, avait atteint son niveau le plus élevé depuis 
10 ans, soit juste avant le déclenchement de la crise 
financière.   
    L'association professionnelle n'a cependant pas retenu la 
baisse des taux pour expliquer l'amélioration de l'image des 
établissements bancaires mais plutôt des facteurs comme leur 
proximité ou leurs efforts dans le domaine de la digitalisation. 
    Une partie importante de l'opinion publique impute aux 
banques la responsabilité de l'effondrement du système financier 
en 2008 et une myriade de scandales, comme celui de l'ex-trader 
de la Société générale Jérôme Kerviel ou du gérant de fonds 
frauduleux Bernard Madoff, ont terni l'image des professions 
financières.  
 
 (Julien Ponthus, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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