La baisse des loyers s'installe quasiment partout en France

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Les loyers des logements anciens ont baissé de 1,7 % en moyenne au premier semestre, selon Century 21. Ce phénomène touche toutes les surfaces et pratiquement toutes les villes. Seule Paris fait exception

La tendance observée l’année dernière s’est amplifiée. Au premier semestre, les loyers des logements anciens ont baissé de 1,7 % en moyenne par rapport à 2014, constate une étude de Century 21, réalisée à partir de 45.000 locations. Les loyers de toutes les petites surfaces, les plus nombreuses sur le marché de la location, ont reculé: ceux des studios ont fondu de 1,2 % à la relocation, les deux-pièces de 0,2 % et les trois pièces de 1 %. Les appartements de quatre pièces ont été plus durement touchés encore (-4,4 %).

Seuls, les loyers des grands appartements familiaux (cinq pièces et plus), très peu nombreux, ont fait exception (+2,2 %). «Au cours des dernières années, les loyers ont augmenté de 6,8 % en moyenne, soit bien moins que l’inflation (13,1 %)», note l’étude de Century 21. La crise, pèse toujours sur le marché de la location et explique en grande partie la baisse des loyers.

La demande est en effet moins importante car de nombreux locataires déjà en place reportent toujours leur projet de déménagement et les plus jeunes choisissent souvent de ne pas quitter le foyer familial. Plus inquiétant, les revenus des nouveaux locataires, quel que soit leur âge diminue, souligne Century. Enfin, une partie des ménages auraient saisi l’occasion de la baisse des prix de la pierre et surtout des taux des crédits immobiliers pour devenir propriétaires.

Presque toutes les grandes villes concernées

Les loyers baissent ou restent stables dans presque toutes les grandes villes et les grandes agglomérations. A Lyon, par exemple, à l’exception des studios et des F1 qui restent quasiment stables (438€), les loyers des autres types de logements baissent (-4,1 % pour les deux-pièces à 533 € par mois et jusqu’à -7 % pour les quatre pièces à 790€). Même tendance à Marseille et Bordeaux où les studios se sont stabilisés (respectivement 429€ et 406€), alors que les loyers des grands appartements reculent (841€ pour un quatre pièces à Marseille contre 882€ en 2014 et 706€ à Bordeaux au lieu de 740€).

A Strasbourg, les loyers restent stables pour tous les types de logements (311 € pour un studio et 588 € pour un trois-pièces) tout comme à Nantes (369€ pour un studio et 593€ pour trois-pièces, mais baisse pour les quatre pièces à 639€), Toulouse (372€ pour les studios et 607€ pour les trois-pièces) et Montpellier (375€ pour un studio, 651€ pour un trois-pièces). A rebours du reste du pays, les loyers des quatre pièces augmentent dans les deux grandes villes du Sud de la France, bientôt regroupées au sein d’un même région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (819€ à Toulouse et 804€ à Montpellier).

Les loyers des deux et trois-pièces s’envolent à Paris

Une fois de plus, Paris fait exception. Les loyers déjà chers (deux à trois fois plus élevés qu’ailleurs), continuent à progresser, voire dans certains cas à s’envoler, selon Century 21. C’est surtout vrai pour les trois-pièces (+6 % à 1538€) et les deux-pièces (+2 % à 1062€). En revanche, les studios (691€) et les quatre pièces (1901€) restent stables. L’encadrement des loyers qui entrera en vigueur le 1er août devrait progressivement freiner cette tendance haussière.

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  • kram123 le mercredi 8 juil 2015 à 12:33

    chouette ma valeur locative de ma taxe fonciere va baisser donc ma taxe fonciere aussi^^

  • M488902 le mercredi 8 juil 2015 à 03:11

    Paris ouahhh !Payer aussi cher pour rien, et pour un avenir financierement negatif, pas pour moi.Prevoir 2017 et des centre-villes dynamiques demographiquement.