La baisse des loyers s'amplifie

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Alors que les locataires sont de plus en plus nombreux à déménager, les loyers baissent de 1,5% depuis janvier. Du jamais vu à cette période. Ce sont les loyers des studios et des deux pièces qui reculent le plus.

Les tendances constatées en début d’année, se confirment. D’un côté, les locataires sont de plus en plus nombreux à déménager, le marché retrouvant son dynamisme d’avant crise, et de l’autre, la baisse des loyers s’amplifie. Entre le 1er janvier et fin mai, les loyers facturés aux nouveaux locataires ont baissé de 1,5% en moyenne par rapport à l’an passé, constate l’Observatoire des loyers Clameur. Ce qui est inhabituel au printemps, où traditionnellement, les ménages déménagent et les loyers remontent. «Le recul est rapide. Il atteint un rythme que l’Observatoire (créé en 1998, NdlR ) n’avait jamais connu à cette période de l’année», souligne l’étude de Clameur.

Ce sont les petits logements, les plus nombreux sur le marché, qui baissent le plus: les loyers des studios reculent de 2,5%, ceux des deux-pièces de 1,9% et enfin les trois-pièces de 0,8%. «Ces évolutions sont sans précédent à cette période de l’année», selon Clameur. En revanche, les loyers des quatre pièces grimpent de 0,8% et ceux des cinq pièces et plus de 0,3% (contre +3,1% l’an dernier à la même époque).

Les villes où les loyers baissent

Depuis janvier, les loyers marquent le pas dans 17 des 22 régions françaises et dans plus de la moitié (57,2% contre 34,9% en 2014) des communes de 10.000 habitants. Cette tendance est encore plus marquée dans les grandes villes de plus de 100.000 habitants, les loyers reculant dans 74,4% d’entre elles, comme Amiens (-0,3%), Angers (-1,7%), Besançon (-2,2%), Caen (-3,5%), Le Havre (-1,6%), Lille (-2,3%), Limoges (-1,6%), Marseille (-7%), Mulhouse (-2,2%), Nîmes (-1,3%), Perpignan (-1,5%), Rouen (-2,4%) ou encore Saint-Denis (-5,2%). «Dans ces villes, le marché locatif est toujours en panne ou n’est pas encore suffisamment reparti. Les loyers reculent depuis 2011. De plus, l’évolution des loyers constatée depuis 2006 reste très en deçà de l’inflation», justifie l’étude.

Même constat à Boulogne-Billancourt (-2,4%), Grenoble (-0,4%), Lille (-2,3%), Lyon (-2,8%), Montpellier (-0,5%), Nantes (+0,2%), Rennes (-0,9%), Strasbourg (-1,5%), Toulouse (-0,3%) ou Villeurbanne (-6%). Dans ces villes aussi les loyers ont augmenté moins vite que l’inflation depuis 2011. «Et sauf sur Lille, la hausse constatée depuis 2006 est aussi inférieure à l’inflation», explique Clameur. En revanche, à Paris (-2% depuis janvier), Nice (-2,3%) ou Metz (-0,4%), ces dernières années (depuis 2006), les loyers avaient augmenté plus vite que les prix à la consommation.

A noter que les loyers ont fortement augmenté depuis janvier dans certaines villes, comme Brest (+5,1%), Tours (+2,5%), Aix-en-Provence (+2,3%), Clermont-Ferrand (+1,4%).

Dégradation du marché locatif

Problème: «Sur un marché qui commence à se ressaisir, la baisse des loyers s’accompagne d’un relâchement de l’effort d’amélioration et d’entretien des logements», souligne Clameur. Depuis janvier, seuls 12,9% des logements remis sur le marché ont bénéficié de gros travaux d’amélioration. «En outre depuis 2009, le recul de l’activité s’est accompagné d’un allongement rapide des délais de remise en location alors que les candidats sont plus exigeants que par le passé», ajoute l’étude. Résultat: la vacance locative est de plus en plus importante. «Elle résume à elle seule la dégradation du marché locatif».

Depuis 2006, les loyers ont augmenté de 1,1% par an en moyenne, soit peu ou prou comme l’inflation (+1,2% par an). Ce qui tranche avec l’envolée constatée lors de la période précédente (+4% par an entre 1998 et 2006 avec une inflation de 1,8% par an).

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  • d.e.s.t. le vendredi 12 juin 2015 à 13:15

    Il faut savoir attendre: avec pratiquement plus de construction, la pénurie va bientôt faire tout repartir, mais uniquement dans les villes les plus actives!

  • er3dw le mardi 9 juin 2015 à 19:52

    Plus personne n'investit dans le locatif (A part quelques inconscients) Dans quelques temps on va assister à un bonne pénurie.

  • M1945416 le mardi 2 juin 2015 à 10:21

    donc si les loyers baissent, les taxes habitation - foncière vont suivre le même mouvement ?? on peu rêver non ??

  • kpm745 le lundi 1 juin 2015 à 19:36

    Dans la banlieue proche de paris, un studio de 30 m2 est loué autour de 1000 Euros/mois. A Paris intra muros on n'e parle pas. Elle est où la baisse ?

  • Phillrug le lundi 1 juin 2015 à 18:41

    @fortunos, -30 % et plus un seul logement créé en France. Vous confondez ajustement des prix de vente et loyer ....

  • fortunos le lundi 1 juin 2015 à 18:12

    Il faut encore 30 % de baisse pour arriver au niveau du pays modele;cela ne pourra se faire qu en reduisant les alloc logements,ce que d autres appelent l assistanat cancer de notre sté!!

  • M107412 le lundi 1 juin 2015 à 17:01

    Enfin le mouvement s'amplifie.