La baisse des loyers s'accélère dans les grandes villes

le , mis à jour à 15:08
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Même si les locataires sont très nombreux à déménager, les loyers baissent de 1,4 % depuis le début de l’année, note l’observatoire Clameur. Le recul est surtout marqué pour les petites surfaces.

La baisse des loyers, constatée en début d’année, s’amplifie. Entre janvier et août, les loyers facturés aux nouveaux locataires, ont reculé de 1,4 % en moyenne sur un an, constate l’observatoire des loyers Clameur,. Cette tendance touche quasiment tout le territoire, les loyers baissant dans 85 % des villes de plus de 140.000 habitants. Un record. Cette tendance devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. «En 2015, les loyers devraient reculer de 1 % à 1,2 %», prévoit Michel Mouillart, professeur d’économie à Paris Ouest et auteur de l’étude.

Pourtant, paradoxalement, les locataires, qui ces dernières années avaient différé leurs projets de mobilité, sont très nombreux à déménager. Entre août 2014 et août, 29,5 % ont changé de logement. Un niveau historiquement élevé qu’on n’avait plus vu depuis 2006, avant la crise. Seuls les locataires parisiens continuent à faire exception. «Les mois d’été ont été remarquables», souligne l’étude. «Les ménages reprennent confiance dans l’avenir, mais leurs revenus, ainsi que les aides aux logements dont bénéficient 44 % des locataires, n’ont pas augmenté», explique Michel Mouillart. Les loyers sont en effet liés aux revenus des locataires et non au prix de la pierre. C’est donc pour cette raison, qu’ils ont bien moins augmenté que les prix de l’immobilier dans les années 2000 (hausse des loyers de 1,1 % par an en moyenne depuis 2006, selon Clameur, mais + 4 % entre 1998 et 2006).

Désormais, les loyers baissent dans plus de la moitié (55,4 %) des villes de plus de 10.000 habitants et dans 85 % des grandes villes. Du jamais vu, depuis 1998, souligne Clameur. C’est à Marseille, où pourtant les habitants recommencent à déménager, que le recul est le plus marqué (-5,2 %). Suivent Lyon (-3,6 %), Toulon et le Havre (-2,2 %), Lille (-2 %), Strasbourg et Paris (-1,8 %), Nîmes (-1,6 %), Angers (-1,4 %), Rennes (-1,4 %), Montpellier et Nice (-1,3 %), Nantes (-0,9 %) ou encore Grenoble (-0,8 %) et Toulouse (-0,4 %). Seules trois grandes villes sortent du lot avec des hausses de loyers légèrement supérieures à l’inflation: Le Mans (+0,7 %), Bordeaux et Reims (+0,3 %).

Depuis le début de l’année, ce sont les loyers des petites surfaces, les plus nombreuses sur le marché locatif, qui reculent le plus: les studios baissent de 2,7 %, les deux-pièces de 1,3 % et les trois pièces de 0,5 %. Les loyers des quatre pièces restent stables (+0,1 %), alors que ceux des cinq pièces, peu nombreux, marquent le pas (-0,2 %).

Dans ce contexte, les propriétaires bailleurs sont toujours moins nombreux à réaliser des travaux d’entretien avant de remettre leur bien sur le marché. «Cette année, seuls 15,8 % des logements sont reloués après travaux d’amélioration et d’entretien», note l’étude. En 2013, 25,7 % des biens étaient reloués après travaux et 32,5 % en 2011. Résultat, les délais de remise en location s’allongent (24 % depuis 2009).

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