La baisse de l'euro pèse sur le pouvoir d'achat des vacanciers

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L'Europe de l'Est est l'une des rares destinations où les parités de change sont plus intéressantes qu'auparavant

Les vacances d'été approchent. Mais cette année, les Français qui partiront hors de l'Hexagone profiteront rarement de taux de change très favorables. L'euro s'est affaibli contre un grand nombre de devises depuis un an et a perdu un peu de son pouvoir d'achat.

Vivre quelques semaines cet été aux États-Unis, par exemple, coûtera plus cher qu'en début d'année. «Avec un euro, le ­voyageur obtient en effet peu ou prou 1,24 dollar aujourd'hui, contre 1,27 en début d'année, ou même 1,42 en octobre dernier», souligne Alexandre Baradez, analyste marché chez Saxo Banque.

Regrets aussi pour le Canada. L'euro, qui s'échangeait contre 1,43 dollar canadien mi-2011, ne vaut plus que 1,29 dollar aujourd'hui. Même verdict pour ­l'Aus­tralie. Un euro permet désormais d'obtenir 1,24 dollar australien contre 1,42 au plus haut l'an dernier. Les Français ne sont pas aussi mal lotis s'ils partent en Amérique latine. Certes, l'euro n'est plus aussi fort qu'avant contre les devises locales, mais son repli a été plus modeste. Ainsi, en septembre 2011, pour un euro, ils recevaient 19 pesos mexicains, contre 17,30 pesos aujourd'hui... mais seulement 15,50 en début d'année.

Le Royaume-Uni reste attractif

Les vacanciers ne s'en sortiront pas mieux si leur voyage les conduit jusqu'en Asie, au Japon. Un euro vaut un peu plus de 99 yens, soit sensiblement autant qu'en début d'année. Après le tsunami, un euro s'échangeait contre 123 yens. L'Europe offre-t-elle de meil­leures occasions? Traverser simplement la Manche n'est plus aussi intéressant que l'été dernier. En juin 2011, un euro valait 0,90 livre. Il ne donne plus droit qu'à environ 0,80 livre. «Mais c'est un taux de change plus avantageux que celui observé avant la crise: en 2007, un euro équivalait à 0,65 livre seulement. La monnaie britannique reste à de très bas niveaux, comparés à ceux de la période 2002-2007», rappelle Alexandre Baradez.

Elle a pourtant connu des jours encore plus difficiles. Pendant la crise de 2008, l'euro a presque atteint la parité avec la devise britannique (un euro pour 0,97 livre).

Même constat pour les touristes français tentés par les pays scandinaves. En 2009, avec un euro, ils empochaient 11,78 couronnes suédoises. Aujourd'hui, ils se contenteront de 8,82 couronnes. Consolation, ce cours est à peu près équivalent à celui du début d'année.

Les rares destinations à offrir cette année des taux de change plus attractifs que l'an dernier pour les Français se situent en Europe centrale ou de l'Est. En Hongrie, par exemple, la baisse du florin leur a redonné du pouvoir d'achat. Un euro leur permet aujourd'hui de recevoir 285 florins, contre 206 seulement mi-2011. «Le constat est identique en Pologne ou en Russie. Mi-2011, un euro s'échangeait contre 39 roubles, alors qu'il vaut aujourd'hui 41 roubles», ajoute Alexandre Baradez.

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