La baisse de l'euro ne profitera pas tout de suite à l'aéronautique

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Un Airbus A320 de Brussels Airlines dans une livrée spéciale «Tintin». (© A. Doumenjou / Airbus)
Un Airbus A320 de Brussels Airlines dans une livrée spéciale «Tintin». (© A. Doumenjou / Airbus)

Après s'être longtemps lamenté de la force de la monnaie unique, le secteur aéronautique européen devrait être le grand bénéficiaire de son retour à parité avec le dollar. Dans les faits, cela va être le cas mais pas forcément dans l'immédiat. Tout simplement parce qu'au moment de l'euro fort, les différents groupes européens ont mis en place des couvertures de changes qui retardent désormais les effets bénéfiques de la chute de la devise européenne.

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«Ce n'est pas une fatalité que l'euro crève le plafond.» A l'instar du patron d'Airbus Fabrice Brégier l'été dernier, les industriels du secteur en Europe n'ont eu de cesse ces dernières années d'appeler à une baisse de l'euro afin de soutenir la compétitivité d'un secteur qui produit en euro mais vend ses avions en dollars. Selon M. Brégier, «une variation de 10 centimes sur un euro par rapport au dollar, c'est largement plus d'un milliard qui s'évapore» pour Airbus.

«Dans l'aéronautique civil, l'étalon est le dollar, explique Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities. La quasi-totalité du chiffre d'affaires est libellée en dollars, mais comme les groupes produisent en partie en Europe, l'effet de la hausse du dollar est intéressant pour eux en ce moment.»

Concrètement, si un avion était vendu à 100 millions de dollars pour un coût de 50 millions

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  • lopez69 le mercredi 25 mar 2015 à 12:02

    Lorsque les produits libellés en dollars vont augmenter, on reparlera du profit qu'a engendré cette baisse sur le pouvoir d'achat.