La 2e centrale nucléaire turque sera bien franco-japonaise

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UN CONSORTIUM FRANCO-JAPONAIS RETENU POUR LA DEUXIÈME CENTRALE NUCLÉAIRE TURQUE
UN CONSORTIUM FRANCO-JAPONAIS RETENU POUR LA DEUXIÈME CENTRALE NUCLÉAIRE TURQUE

ANKARA/PARIS (Reuters) - Le gouvernement turc a confirmé jeudi avoir choisi un consortium franco-japonais pour construire et exploiter la deuxième centrale nucléaire du pays, un projet de près de 17 milliards d'euros.

L'accord doit être signé vendredi à Ankara par le Premier ministre Tayyip Erdogan et son homologue japonais Shinzo Abe, a précisé à la presse le ministre de l'Energie Taner Yildiz.

La centrale de Sinop, dans le nord de la Turquie au bord de la mer Noire, devrait avoir une capacité de 4.500 à 5.000 mégawatts (MW) et donc être équipée de quatre réacteurs Atmea, un modèle de 1.100 MW développé depuis 2007 par le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et le français Areva.

Outre ces deux sociétés, le consortium sélectionné réunit le japonais Itochu et le français GDF Suez, qui assurera l'exploitation de la centrale une fois celle-ci raccordée au réseau électrique.

L'Etat turc restera présent au tour de table du projet Sinop, a précisé jeudi le ministre Taner Yildiz.

Selon une source industrielle, la Turquie devrait en effet détenir 49% de la future société de projet chargée de construire la centrale. La société serait créée vers la fin 2015.

Toujours selon cette source, les japonais Itochu et Mitusbishi seraient ensemble le deuxième actionnaire de la future société de projet devant GDF Suez, qui en détiendrait 20%. Areva ne sera pas présent au tour de table, a précisé la source.

Le contrat turc marquera la première vente de réacteurs développés par Areva depuis le contrat des EPR de Taishan, en Chine, en 2007, l'Atmea étant par ailleurs présélectionné pour un appel d'offres en Argentine.

Il s'agira surtout pour la filière française d'un premier succès d'envergure depuis qu'EDF, GDF Suez et Areva ont été écartés d'un appel d'offres géant à Abou Dhabi à la fin 2009 et depuis que l'Etat a désigné EDF comme chef de file du nucléaire français à l'export à chaque fois que les clients réclameraient une telle configuration.

Le consortium retenu pour Sinop devra par ailleurs réaliser des études en vue du choix du site de construction de la troisième centrale nucléaire turque, a également indiqué Taner Yildiz.

La Turquie importe actuellement près de 97% de ses besoins en énergie. Le gouvernement défend donc un programme nucléaire ambitieux qui vise à réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures, en portant à 10% d'ici 2030 la part du nucléaire dans l'approvisionnement en électricité.

Ankara a choisi le russe Rosatom pour la construction de sa première centrale nucléaire, qui doit débuter mi-2015 pour un raccordement au réseau en 2019.

En Bourse, à 14h25, Areva gagne 2,8% et GDF Suez 1,4%, surperformant le marché parisien (+0,5% pour l'indice SBF 120).

Orhan Coskun à Ankara; Benjamin Mallet à Paris, avec Benoit Van Overstraeten et Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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  • achemena le jeudi 2 mai 2013 à 15:18

    elle va s appeler fukushnobyl et sera construite a izmir la ou y a des seismes souvent ...