L1 - Toulouse : Les 4 ingrédients de la recette Pascal Dupraz au TFC

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L1 - Toulouse : Les 4 ingrédients de la recette Pascal Dupraz au TFC
L1 - Toulouse : Les 4 ingrédients de la recette Pascal Dupraz au TFC

Depuis que Pascal Dupraz est sur le banc du TFC, Toulouse arrive à renverser des montagnes. Face à l’OL samedi (17h), l’entraîneur haut-savoyard tentera d’appliquer la même méthode qui a permis à son équipe de faire chuter le PSG et Monaco en L1 cette saison.

Etre intraitable à domicile

Le TFC de Pascal Dupraz, c’est avant tout une équipe qui a fait du Stadium une forteresse imprenable. Quatre matchs, quatre victoires à domicile. Un bilan exceptionnel et un tableau de chasse impressionnant. Le PSG (2-0) et Monaco (3-1) y sont venus se casser les dents il y a encore quelques semaines. Deux clubs favoris pour le titre, deux clubs qui sont repartis la queue entre les jambes et avec une valise de doutes. Déjà déterminantes dans la remontada de l’année dernière, les performances des Toulousains à domicile sont devenues un atout de poids pour le club. Et ce n’est pas temporaire comme le prouvent les derniers résultats. A la maison, le Téf, c’est du costaud.

Des discours qui métamorphosent les joueurs

Tout le monde a encore en mémoire le fabuleux discours de Pascal Dupraz avant le match décisif pour le maintien à Angers. Cette séquence illustre parfaitement l’un des aspects de la « méthode Dupraz », à savoir la motivation. S’il n’aime pas être considéré comme un simple « meneur d’hommes », le Haut-Savoyard sait y faire pour parler à ses joueurs. Ses causeries mêlent spontanéité, sincérité et transmission. Avec l’ancien technicien d’Evian, les joueurs se sentent impliqués. Tous, sans exception. Dupraz, c’est le poids des mots. Avec quelques paroles, il a su créer un choc psychologique nécessaire pour réveiller une équipe qui s’était habituée à n’être jamais conviée à la table les soirs de grands festins. Le discours d’Angers a été fondateur. Sans ça, il n’y aurait peut-être pas ou plus de Yann Bodiger, d’Alban Lafont, de François Moubandjé ou de Martin Braithwaite. Aujourd’hui encore, le TFC en récolte les fruits.

S’adapter à son adversaire

Souvent mis en avant pour ses qualités en dehors du terrain, Pascal Dupraz est aussi un tacticien qui a fait ses preuves. Déjà à Evian, l’entraîneur avait su mener la vie dure à des cadors du championnat. Le mois dernier contre Paris, le Haut-Savoyard a rejoué un vilain tour au club de la Capitale. Pourquoi ? Car selon lui, on ne joue pas de la même façon contre Nancy que contre le PSG. « Je ne sais pas s’il y a un secret mais il s’agit surtout de ne pas se tromper de cible dans l’approche du match, avait-il déclaré à la Tribune de Genève avant Paris-Bâle en C1 (3-0). Il ne faut pas chercher à avoir la possession contre Paris. L’important, c’est de pousser le PSG à évoluer d’une autre manière qu’il en a l’habitude. Avant de vouloir soi-même jouer, il faut les faire déjouer, les harceler au maximum afin de les sortir de leur zone de confort. » Un discours simple, réaliste et qui ramène à l’essence du collectif.

Pas de fatalisme

« Touloose » et tous les jeux de mots moqueurs ne sont plus d’actualité dans le Sud-Ouest. Dans une ville où le rugby est roi, Pascal Dupraz a permis au club de sortir de l’ombre et de prendre un peu de lumière. Ce n’était donc pas impossible. Avec le Haut-Savoyard, on n’est jamais à l’abri d’un miracle. Fort de ses victoires contre Paris et Monaco, le coach du Téf estime que Lyon est favori, mais « on n'est pas sparring-partner non plus. On ne se présentera pas comme un faire-valoir. » Toujours faire mieux, repousser les limites, c’est le credo du technicien. « Il ne faut pas s'interdire d'être ambitieux, a-t-il confirmé avant la rencontre. Etre ambitieux, c'est vouloir le meilleur classement final. » Pour le moment, Toulouse est quatrième de Ligue 1. Mais avec Pascal Dupraz aux commandes, le TFC ne se fixe plus aucune limite. Car le Haut-Savoyard a toujours plus d’un tour dans son sac.
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