L1 - Toulouse : Le président Olivier Sadran, excédé, claque la porte de la LFP

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L1 - Toulouse : Le président Olivier Sadran, excédé, claque la porte de la LFP
L1 - Toulouse : Le président Olivier Sadran, excédé, claque la porte de la LFP

Excédé par les événements survenus lors de la dernière assemblée générale de la Ligue de Football Professionnel, Olivier Sadran, le président de Toulouse, a décidé de ne pas se représenter au conseil d’administration. Dans L’Equipe, il explique ses motivations et attaque violemment certains de ses collègues.

La semaine dernière, il faisait partie des présidents de Ligue 1 qui ont claqué la porte de l’assemblée générale de la LFP. Sans voter. Histoire de faire échouer un putsch préparé par une frange de présidents frontistes, menés par le Guingampais Bertrand Desplat et l’Auxerrois Guy Cotret. Une incroyable cacophonie qui a déclenché une guerre interne au sommet du football français. Après les attaques de Jean-Michel Aulas contre Bertrand Desplat, c’est ce lundi au tour d’Olivier Sadran de régler ses comptes. « J’ai été profondément choqué par la tournure des deux journées, du mardi après-midi et du mercredi matin pour être un peu plus précis. J’ai assisté à des échanges d’une violence incroyable. Oui, je parle bien de violence, de propos belliqueux, d’agressivité à l’encontre de certaines familles du football. Je parle de M.Cotret, le président d’Auxerre. C’est bien comme cela qu’il s’appelle ? », ironise le président de Toulouse dans les colonnes de L’Equipe.

Sadran : « Je n’ai plus envie de participer à cette mascarade »

Excédé, Sadran a donc décidé de claquer la porte. Le 11 novembre, date à laquelle sera convoquée la prochaine assemblée générale de la Ligue, il ne se représentera pas au conseil d’administration. « C’est lâche car je quitte un navire qui prend une mauvaise direction. Une très mauvaise direction. J’ai beaucoup de dégoût. Je n’ai plus envie d’être ridicule, de participer à cette mascarade. Et je n’ai pas envie que mes mots dépassent mes pensées », explique-t-il. Celui qui dirige le TFC depuis 2001 n’hésite d’ailleurs pas à nommer certains de ses confrères de Ligue 1. Dans son viseur notamment, Laurent Nicollin, Jean-François Fortin ou encore Loïc Féry, qui ont tous rallié le camp des putschistes la semaine dernière. « Je suis choqué par le mensonge d’un certain nombre de mes pairs qui n’ont même pas eu le courage de venir s’expliquer préalablement sur leurs divergences, peste Olivier Sadran. Certains ont même menti, expliquant et jurant qu’ils n’étaient pas à Paris, préférant intervenir en conférence téléphonique, alors qu’ils étaient juste à côté. »

Sadran : « C’est une erreur de vouloir opposer gros et petits »

A 47 ans, le président toulousain ne fait pas complètement une croix sur les instances du football professionnel français. Mais lors de la prochaine élection, le vote se fera sans lui. Beaucoup de ses pairs de l’élite ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi il s’acharne à rester fidèle au syndicat Première Ligue, alors que son club a failli tomber en Ligue 2 il y a quelques mois. Mais pour lui, cette réflexion est un non-sens. « C’est une erreur de vouloir opposer constamment gros et petits. Ça n’a rien à voir. Ce n’est absolument pas ça, se défend Olivier Sadran. Toulouse n’est pas un gros club et a failli descendre la saison dernière. Il faut défendre un point médian dans l’intérêt de toutes les parties. C’est ce que prévoyait ce protocole. » Un protocole qui semble désormais loin. Très loin.
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