L1 - Saint-Etienne / Christophe Galtier : « Satisfait du résultat, sûrement pas de la manière »

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L1 - Saint-Etienne / Christophe Galtier : « Satisfait du résultat, sûrement pas de la manière »
L1 - Saint-Etienne / Christophe Galtier : « Satisfait du résultat, sûrement pas de la manière »

Sans faire la fine bouche après le nul glané par Saint-Etienne au Parc des Princes contre le PSG vendredi (1-1), Christophe Galtier n’a pas caché sa déception quant à l’utilisation du ballon par ses joueurs pendant le match et à l’état d’esprit pour arracher ce résultat. 

[gallery ids="2691609,2691583,2691561,2691501,2691437,2691517,2691543"] DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU PARC DES PRINCES Christophe Galtier, vous réjouissez-vous du nul arraché par Saint-Etienne contre le PSG vendredi au Parc des Princes (1-1) ? Je suis satisfait du résultat oui, mais sûrement pas de la manière avec laquelle nous avons évolué durant tout le match. On a été bien en première période, hormis sur la fin, où nous avons souffert. Nous savions que nous allions subir en seconde période. Mais on a fait preuve de volonté, d'application et de rigueur, malgré beaucoup trop de déchet technique pour gêner Paris. On s'est précipité. Le seul point positif est d’y avoir cru jusqu’à la dernière minute. Egaliser comme ça, c'est plaisant, surtout après des défaites par de larges écarts concédées dans le passé. Est-ce une satisfaction de stopper la série noire contre le PSG ? Il n'y a pas de soulagement de mettre fin à la série de dix défaites consécutives face à Paris. J’avais pris une option assez particulière dans le schéma tactique. Je cherchais surtout à bien déranger l'adversaire, mais on a eu une mauvaise utilisation de certains ballons offensivement. Je ne suis pas satisfait. Est-ce le système ? Les hommes ? C'est un peu tout cela probablement. Opterez-vous pour la même option en Ligue Europa jeudi à Mayence ? Ce sera différent, mais il y a une réelle volonté de notre part de jouer sur tous les fronts. C’était notre huitième match officiel et nous n’en avons perdu qu’un seul. Il faudra élever le niveau de jeu et le niveau mental pour répondre à l’exigence du calendrier. Je trouve que nous avons bien dérangé Paris, mais nous avons mal utilisé des ballons récupérés. Je n’ai pas été satisfait de notre jeu offensif. Mais nous arrivons à prendre ce point. Dans ma tête, il n’y avait pas la série noire contre le PSG, seulement la volonté de rattraper les points perdus contre Toulouse.  Vous avez réalisé un coaching gagnant avec l’entrée de Robert Beric, auteur de l’égalisation dans le temps additionnel… Il est très utile à l’équipe, mais il lui faut des ballons dans la surface. ils doivent être bons. Il y en a un qui est arrivé à la 92eme minute. J’avais différentes options sur le plan offensif, sur le choix des associations. J’ai opté pour celle avec Nolan (Roux) et Henri (Saivet) au début du match, sachant que cela allait évoluer selon le scénario. Ça a marché ce coup-ci. Mais à la limite, si je l’avais fait dès le départ, peut-être qu’il aurait marqué des deux buts, donc… Robert est un homme de surface, Nolan (Roux) est un homme d’espaces et Alex (Soderlund), quand il sera prêt, sera aussi un atout important sur le front de l’attaque. Il y a tout ce qui se prépare dans le jeu qui doit s’améliorer. J’avais à ma disposition un groupe de qualité, avec des entrants intéressants, pour faire en sorte de revenir au score si nous étions menés. Ça a été le cas, tant mieux.

Galtier : « La compensation n’existe pas dans le football »

Ne regrettez-vous pas de ne pas avoir cherché à davantage sortir de votre camp, sachant que le PSG n’était pas dans un grand soir ? Il était poussif peut-être parce que nous étions comme ça. Si nous avions été plus ouverts, ils auraient pu être plus dangereux. Il y a des espaces à ne pas laisser au PSG, ceux qu’il recherche. Ce que je regrette, ce n’est pas le manque d’ambition chez nous, c’est notre précipitation dès qu’on récupérait le ballon. On avait des pertes trop rapides alors qu’on avait les hommes sur lesquels on pouvait jouer et je suis convaincu que j’ai des joueurs qui peuvent faire beaucoup mieux. Comment expliquez-vous ce déchet ? C’est aussi le lot de beaucoup d’équipes qui viennent jouer au Parc et qui sont rapidement harcelées. On fait beaucoup d’efforts pour récupérer le ballon, le PSG nous y oblige. Quand on le gagne, il chasse rapidement, comme les équipes de très haut niveau. J’espérais que mes joueurs puissent sortir de ce pressing le plus souvent possible, et malheureusement, on s’est précipité, alors qu’on n’en avait pas besoin. On aurait pu se servir de ces trois-quatre milieux. Henri Saivet était dans une position où on aurait dû le toucher. On ne s’est pas servi de la densité que nous avions au milieu pour sortir notre ballon et jouer après dans des espaces dans le dos de la défense. Si nous avions joué dans un autre système, aurions-nous eu un meilleur résultat ? Je ne sais pas. Mais ce point, je le prends.  Avez-vous la sensation que ce match peut être un acte fondateur pour un groupe qui a beaucoup évolué ces dernières semaines ? Ça doit l’être. Le seul bémol que je mets à ça, c’est nous de l’extérieur qui avons amené cette envie, alors qu’il n’y avait qu’un but d’écart et qu’il fallait y croire. Il y eu des matchs ici où il y avait trois ou quatre buts d’écart et ce n’était plus la peine en fin de match. Là, on était mené 1-0, ils n’étaient pas spécialement dangereux. J’en parlerai avec mon groupe et les joueurs concernés, il faut croire à ce que l’on fait, en nos qualités et en nos forces, ne pas s’appuyer sur ce l’on peut transmettre de l’extérieur. J’ai des joueurs qui doivent être encore plus compétiteurs. Qu’avez-vous pensé de la prestation de Benoit Bastien et de ses décisions litigieuses ? Je n’ai revu aucune image. On me dit à la pause qu’il y a une faute sur Blaise (Matuidi) en fin de première période, l’arbitre ne l’a pas vue. Il a vu une faute en seconde période, mais celle-là était apparemment à l’extérieur de la surface. Il a cru la voir à l’intérieur. Ça va vite, mais j’ai trouvé qu’il avait assez bien maitrisé le match. La compensation n’existe pas dans le football. Ce n’est pas parce qu’il ne l’a pas sifflée en première période que la faute à l’extérieur en seconde doit être sifflée, ça ne marche pas comme ça. Mais peut-être qu’il y a eu une justice pour Paris sur ce coup-là. Tant mieux pour eux. Propos recueillis par G.S. au Parc des Princes A voir aussi : > L'actualité de la L1 > L'actualité de Saint-Etienne
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