L1 : Rongier, Nantes chevillé au corps

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L1 : Rongier, Nantes chevillé au corps
L1 : Rongier, Nantes chevillé au corps

Le milieu de terrain du FC Nantes, Valentin Rongier (22 ans), connaît une période faste avec son club formateur.

Depuis le mois de janvier, son nom est couché presque systématiquement sur la feuille de match par Sergio Conceiçao. Et Valentin Rongier a su profiter au maximum de la confiance accordée par son entraîneur. Face à Marseille (3-2), il a irradié le milieu de terrain et a terminé la rencontre avec le trophée d’homme du match sous le bras. Le week-end dernier, c’est Metz (1-1) qui a fait les frais de la belle forme du joueur formé à Nantes. A 22 ans, il a signé le deuxième but de sa carrière en Ligue 1 et l’a fêté en mimant une célébration de FIFA 17. Le milieu de terrain profite pleinement du renouveau nantais, 13e du championnat avant de recevoir Dijon vendredi soir (19h00) dans le cadre de la 27e journée de Ligue 1. A moins que ce ne soit l’inverse.

Une prestation marquante contre Marseille

Valentin Rongier reste sur six titularisations consécutives mais son histoire avec Sergio Conceiçao, qui a pris les rênes de l’équipe fin 2016, a failli mal débuter. Entré en jeu face à Montpellier en décembre, il s’était attiré les foudres de son entraîneur, agacé par son placement sur le terrain. « Rien de grave, rien de méchant », commentait le joueur au lendemain de la rencontre dans la presse locale. Le natif de Mâcon a bien intégré les reproches et les conseils de son nouveau coach. Devenu indispensable dans le cœur du jeu, il est monté en puissance jusqu’à cette prestation de haute volée contre Marseille qui va rester gravée dans sa mémoire : « Ça fait partie des rencontres que je vais retenir dans ma jeune carrière, concédait-il à Ouest-France après la rencontre. Je n’ai pas joué et gagné beaucoup de grands matchs. »

La plaque tournante du milieu

C’était, aussi, pour lui, une jolie rampe de lancement notait-il lors de la même interview au journal régional : « C’est bien, ça me permet de gagner en confiance. La blessure est derrière moi (entorse en novembre, ndlr). Je retrouve le niveau que j’avais avant. Le coach me fait confiance, j’essaie de la lui rendre comme je peux. Et si je peux continuer à aider l’équipe, je le fais. Si individuellement chacun brille, c’est que collectivement ça va très bien aussi. Il faut continuer ainsi. » Collectivement, Nantes est sans conteste monté en puissance depuis décembre (cinq victoires en L1 en deux mois contre deux lors des premiers mois de la saison). Rongier, lui, est devenu la clé du milieu. Essentiel à la récupération devant sa défense, il est le joueur de son équipe qui a touché le plus de ballons lors des dernières rencontres.

Rongier : « Je vis mon rêve »

Pour Rongier, réussir à Nantes, équipe qu’il soutenait déjà dans ses plus jeunes années, a une saveur toute particulière. Passé pro dans son club formateur, il a vu son ascension être freinée par une rupture du ligament croisé du genou droit en octobre 2015. La blessure l’a écarté des terrains quasiment jusqu’à la fin de la saison dernière. Mais de retour en jambes, il a su saisir sa chance et ne peut que savourer de porter un maillot qu’il a toujours chéri. « J'ai tout ici. Ma famille, mes amis, je suis pro dans le club que j'aime. Je ne me vois pas partir. Ici, je vis mon rêve, » soulignait-il dans les colonnes de L’Equipe au mois de janvier. Un entretien dans lequel il partageait ses souvenirs de la Brigade Loire, côté supporters. Désormais, c’est lui qui fait frémir les autres en tribunes. Pour prolonger un peu plus le rêve.

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