L1 - PSG : Tant qu'il aura deux visages, le PSG sera en danger

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L1 - PSG : Tant qu'il aura deux visages, le PSG sera en danger
L1 - PSG : Tant qu'il aura deux visages, le PSG sera en danger

Lors de sa courte victoire à Nancy (2-1), le PSG a montré un visage séduisant pendant vingt minutes avant de retomber dans ses travers du début de saison. Sans inspiration et dominés dans l'entrejeu, les Parisiens ont perdu le contrôle contre le dernier du championnat. Inquiétant.

Avec le PSG, c’est (quasiment) toujours la même rengaine. Un début de match prometteur, une période de flottement et des doutes. Contrairement à la réception de Bordeaux avant la trêve (2-0), match le plus abouti du début de saison, Paris a de nouveau replongé dans ses incertitudes samedi contre Nancy le dernier du championnat. Équilibre bancal, relâchement, joueurs perdus sur le terrain : Unai Emery n’a toujours pas trouvé les solutions pour résoudre tous les maux parisiens. Pour Paris, aucun match n’est une formalité. Hormis contre Bordeaux et Caen, le club de la capitale n’a jamais dégagé de sérénité. A Nancy pourtant, l’équipe parisienne a réussi à conjuguer pressing intense, bloc haut et possession sans partage. Pendant vingt minutes, puis plus rien. Après avoir marqué deux fois, le PSG a relâché son emprise, laissant les Nancéiens revenir dans la partie alors que ces derniers avaient la tête dans le seau. Ils n’en demandaient pas tant. Avec un Alou Diarra omniprésent au milieu et un Pedretti toujours aussi précieux dans ses transmissions, le PSG a perdu la bataille du milieu.

Emery : « Il faut aussi savoir jouer de longs ballons »

A la fin de la rencontre, certains joueurs ont expliqué ce manque de rythme en évoquant la « pelouse synthétique », les « absences » ou « la longue trêve internationale ». Thomas Meunier, titulaire samedi, a même osé un « on ne peut pas faire tout le temps le show ». Le problème, c’est que Paris fait très rarement le « show » depuis quelques mois. Dans cet océan d’excuses, Unai Emery est le seul qui a tenté d’apporter une réponse lucide aux problèmes parisiens : « Cette équipe veut toujours avoir le ballon dans les pieds, a d’abord argumenté l’Espagnol. C'est bien, mais quand on n’arrive pas à se sortir du pressing adverse, il faut aussi savoir jouer de longs ballons. » Contre Bordeaux, tout le monde avait pu voir à quel point Thiago Motta était précieux dans l’équilibre tactique du Paris Saint-Germain, notamment dans la conservation du ballon. L’Italien avait été brillant dans son rôle de régulateur dans un 4-3-3 où le PSG récupère « sa » possession de balle.

Krychowiak : « J'ai du mal à revenir à mon niveau »

A Marcel-Picot, le club de la capitale a galéré dans la salle des machines. L’absence du Transalpin dans le onze de départ n’est probablement pas étrangère au phénomène. Son remplaçant, Grzegorz Krychowiak, s’est noyé samedi. Catastrophique avec le ballon et imprécis dans ses transmissions, le milieu polonais a semblé perdu sur le terrain. Contre Alou Diarra, qui jouait son premier match de la saison en L1, il n’a jamais sorti la tête de l’eau. L’ancien Rémois a touché 107 ballons (total le plus élevé du match), mais il n’a pas fait grand-chose avec. Ses lacunes techniques lui empêchent d’avoir une influence positive dans la construction du jeu parisien. Et il le sait : « Je sais que depuis l'Euro, j'ai du mal à revenir à mon niveau », a-t-il concédé après la rencontre. A sa décharge, le poste de sentinelle dans un 4-3-3 n’est sûrement pas (encore) adapté à ses qualités. A Séville, il évoluait dans un 4-5-1 ou 4-4-2 qui convenait plus à son profil.

Le problème Pastore

Le plus inquiétant, c’est de remarquer le peu de progrès tactiques des Parisiens. Unai Emery est coincé entre la volonté de mettre en place son système (utiliser la verticalité et se projeter rapidement vers l’avant) et le retour du 4-3-3 à la sauce Laurent Blanc avec son jeu de possession. Les joueurs préfèrent l’ancien système, plus confortable, alors que l’Espagnol aimerait imposer ses idées. Jouer avec un 10 semblait faire partie du plan, mais les rechutes habituelles de Javier Pastore ont freiné ses projets. « Les joueurs ont besoin de plus de tranquillité avec le ballon et de mieux utiliser la profondeur », a-t-il tenté d’expliquer samedi. Le problème est plus profond. Depuis sa nomination en juillet, le Basque tente des choses, mais la réussite de ses initiatives est très limitée. Aujourd’hui, le PSG est une équipe capable de douter contre n’importe quel adversaire. La patte de l’Espagnol est indentifiable par-ci par-là, mais le PSG persiste à adopter deux visages. Tant qu’il n’aura pas choisi, il continuera de naviguer en eaux troubles.
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