L1 - PSG : Edinson Cavani, du pareil au même

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L1 - PSG : Edinson Cavani, du pareil au même
L1 - PSG : Edinson Cavani, du pareil au même

Positionné à la pointe de l’attaque du PSG pour sa première apparition officielle de la saison dimanche contre Metz (3-0), Edinson Cavani a confirmé ses soucis d’efficacité récurrents depuis son arrivée à Paris. Un déchet qui pose question sur sa capacité à succéder à Zlatan Ibrahimovic.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU PARC DES PRINCES Il y avait quelque chose d’un nouveau départ dans cette douce soirée estivale pour Edinson Cavani. Sa titularisation contre Metz dimanche était sa première apparition de la saison en match officiel pour le PSG (3-0), celle ouvrant une nouvelle ère dans son histoire parisienne. Sans surprise, il a débuté ce match de clôture de la 2eme journée de L1 à la pointe de l’attaque, là où il est désormais l’option prioritaire depuis le départ de Zlatan Ibrahimovic vers Manchester United. Voilà trois ans que Cavani réclame ce repositionnement, crie qu’il a besoin d’évoluer comme un numéro 9 plus que de le porter dans le dos pour donner la pleine mesure de son talent. Ce n’est qu’alors que la France allait voir ce qu’elle allait voir, qu’elle allait enfin découvrir sous ses yeux ébahis le serial buteur qui avait sévi à Palerme et au Napoli avant de poser ses valises à Paris. Sauf que ce qu’elle a observé dimanche ne l’a pas beaucoup changé de ce ont elle a désormais l’habitude, que Cavani évolue dans l’axe ou sur un côté.

Son replacement n’a pas changé son ADN

Freiné dans sa préparation d’avant-saison par une douleur à l’adducteur droit, « El Matador » se savait attendu par le Parc des Princes tout entier. Leurs retrouvailles ont débuté par un accueil franchement chaleureux lors de l’annonce de la composition d’équipe. Elles se sont terminées sur des sifflets nourris après un énième raté, au moment où tout le stade se disait que le moment de la libération était enfin venu. Mais il a déchiré son tir du gauche après une tentative d’Angel Di Maria ayant échoué sur la barre transversale (77eme). Ce n’était pas la première de ses erreurs techniques de la soirée, ce qui explique pourquoi le public parisien avait épuisé son quota de jokers. Son placement dans l’axe n’a pas fondamentalement changé l’ADN de Cavani. Il reste un attaquant peu avare d’efforts, comme sur sa folle course pour récupérer dans son propre camp en début de match et en repartir avec un coup reçu sur la cheville (11eme). Il reste un excellent dévoreur d’espaces, toujours menaçant pour les défenses à force de toujours prendre la profondeur avec brio et de multiplier les appels intelligents.

Et en plus, le sort n’était pas avec lui

Mais Cavani reste surtout une machine à vendanger des occasions de but. Depuis son arrivée à Paris, ce ne sont pas ses statistiques qui posent problème (81 réalisations en 148 matchs toutes compétitions confondues), c’est son ratio d’opportunités converties. Il lui a suffi de 90 minutes dimanche pour le plomber pour un moment. De sa tête trop molle (19eme) à sa volée non cadrée dans un angle fermé (78eme), il a contraint les supporters parisiens à un ascenseur émotionnel régulier. Le natif de Salto a croqué un face-à-face avec Thomas Didillon (27eme), été sanctionné d’un hors-jeu évitable sur un centre de Serge Aurier (30eme), manqué de justesse pour se défaire de Guido Milan en contre-attaque (32eme), maudit le sort quand son tir dévié par Simon Falette a atterri sur le poteau messin (41eme). Il faut dire que la chance n’était pas franchement avec lui. Il aurait pu obtenir un penalty pour un croc-en-jambes de Georges Mandjeck (33eme) et dû bénéficier d’un coup-franc dangereux pour une faute évidente de Jonathan Riverez (37eme). Mais l’excuse ne tient pas, tout du moins n’est pas suffisante.

Des dribbles mal maîtrisés pour effacer Didillon

Parce que comme quand Cavani était exilé sur un côté, il a affiché ses limites techniques dans le jeu. Une passe en retrait mal ajustée pour Adrien Rabiot a d’ailleurs déclenché les premiers signes d’exaspération d’une partie du Parc (29eme). Des mauvais choix, des déviations imprécises, des contrôles trop longs : son déchet a encore noirci un tableau déjà bien sombre. Les deux symboles de ses difficultés avec ses pieds, ce sont les deux situations où il a tenté d’effacer Didillon d’un dribble (27eme, 87eme). A chaque fois, ses crochets ne lui ont pas permis de se mettre en situation de conclure, par manque de maîtrise. Un constat inquiétant pour celui qui doit être le leader d’attaque du PSG cette saison, compenser la perte d’Ibrahimovic dans le total de buts du club. Franchir un cap en Ligue des Champions en passera par là. Mais sur la scène européenne, Cavani n’aura pas autant d’opportunités à se mettre sous la dent. Alors il est urgent pour lui de redevenir le buteur efficace que Paris attend depuis si longtemps. Très urgent même. Parce que comme celle du Parc, la patience de ses dirigeants et du staff technique a ses limites.
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