L1 - PSG : C'était trop lourd à porter pour Hatem Ben Arfa

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L1 - PSG : C'était trop lourd à porter pour Hatem Ben Arfa
L1 - PSG : C'était trop lourd à porter pour Hatem Ben Arfa

Après le coup de pression d’Unai Emery, Hatem Ben Arfa était propulsé leader d’attaque du PSG vendredi contre Saint-Etienne (1-1). Tout sauf un cadeau pour sa première titularisation au Parc des Princes, traversée sans jamais être vraiment lui-même.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU PARC DES PRINCES

Ce n’était pas une question de bonne volonté, bien au contraire. Hatem Ben Arfa ne pouvait qu’avoir envie de bien faire, pour sa première titularisation au Parc des Princes avec le maillot du PSG sur le dos. Mais il n’est jamais facile de vivre son rêve de gosse, de convoquer les souvenirs de ses premiers émois footballistiques quand il faut être froid comme une lame et précis dans tous ses gestes. Le poids des émotions a pesé lourd sur les épaules des nouveau numéro 21 parisien vendredi contre Saint-Etienne (1-1). De surcroît, il jouait gros après un début de saison passé entre dépannages à la pointe de l’attaque et matchs débutés sur le banc depuis le retour de blessure d’Edinson Cavani. Ce départ chaotique explique en partie les raisons de son absence au premier rassemblement des Bleus de la saison.

Trois tirs pour le PSG en première période

Ben Arfa a ainsi eu tout loisir d’entendre son entraîneur lui envoyer un message clair en pleine trêve internationale : « J'attends qu'il élève ses performances, a répété Unai Emery en conférence de presse jeudi, après avoir tenu un discours dans le même ton sur RMC dans la semaine. Je suis content car il a la volonté de le faire. Il doit davantage combiner avec ses partenaires. A Nice, il jouait beaucoup individuellement. » Plus facile à dire qu’à faire, surtout lorsque les équipiers ne vous y aident pas. De retour de convalescence après une opération de l’appendicite, Jesé a vécu une heure catastrophique, entre contrôles ratés et passes à contretemps, avant de céder sa place à Angel Di Maria. Lucas n’était pas bien plus inspiré et est retombé dans les travers qui polluent régulièrement son jeu depuis son arrivée au PSG : des imprécisions techniques, un jeu stéréotypé et une tendance à ne pas lever la tête une fois lancé balle au pied. Dans ce marasme offensif, qui a conduit le PSG à ne tirer que trois fois au but en première période, son pire total à domicile en L1 depuis février 2015, Ben Arfa a peiné à tirer son épingle du jeu.

Un une-deux avec Verratti pour se réveiller

Sa première demi-heure a même viré au calvaire. Trop emprunté, trop entamé dans sa confiance, celui qui a débuté sur le côté droit avait le ballon qui lui brûlait les pieds et les idées noires qui envahissaient son crâne. Ses accélérations étaient moins franches qu’au temps de sa splendeur niçoise qui ne remonte qu’à quatre mois. Ses remises étaient dans le mauvais tempo et chacune de ses initiatives n’était pas récompensée, par sa faute ou celle de ses partenaires. A force de ballons perdus, il a planté son regard dans ses chaussettes pour y trouver une solution miracle. L’éclaircie est finalement venue d’un échange avec Marco Verratti, qui a illuminé la soirée parisienne bien au-delà de celle de Ben Arfa. Le une-deux avec le milieu italien, son crochet sur Loïc Perrin et son tir vicieux repoussé par Stéphane Ruffier (32eme) l’ont mis dans le match. Il était temps. C’est alors que les défenseurs stéphanois ont retrouvé face à eux un peu celui qui les avait martyrisés à Geoffroy-Guichard avec Nice il y a tout juste un an lors d’un récital menant à l’un des plus beaux buts de la saison en L1.

Des rêves à la réalité pour Ben Arfa 

Replacé en pointe après la pause, il a commencé à les faire tourner en bourrique avec ses dribbles, s’est lancé dans des raids solitaires dont il a le secret, a provoqué des fautes adverses. Comme si un déclic s’était enfin produit. Les temps forts parisiens lui ont permis de s’illustrer et sa complicité avec Marco Verratti a sauté aux yeux par instants, pas sur de longues séquences. Gros bémol à sa soirée, il ne s’est surtout procuré que peu de situations franches et a envoyé un coup-franc qu’il avait lui-même obtenu directement dans le ciel parisien (50eme), un gros quart d’heure avant de céder sa place à Edinson Cavani (67eme). Ben Arfa avait certainement rêvé cette soirée dans nombre de ses nuits, mais n’avait jamais imaginé un tel scénario. C’est une évidence pour le moment, Il n’est plus la tornade qui avait tout renversé sur son passage la saison passée avec Nice. Il doit le redevenir au plus vite pour ne pas que les coups de pression successifs d’Emery cette semaine ne restent pas sans suite. 

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