L1 - PSG : Acheter un club satellite recouvre bien des avantages

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L1 - PSG : Acheter un club satellite recouvre bien des avantages
L1 - PSG : Acheter un club satellite recouvre bien des avantages

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, Patrick Kluivert a reconnu que le PSG cherchait à acquérir un club satellite. Une bonne manière d’étendre son influence à l’échelle du monde, de donner du temps de jeu à ses jeunes… et de contourner le fair-play financier.

« On regarde ça, oui. C'est à notre agenda. » Interrogé sur la possibilité pour le Paris Saint-Germain d’acquérir un club satellite dans les prochains mois, Patrick Kluivert a joué cartes sur table dans une interview accordée au Journal du Dimanche le matin de Lyon-PSG (1-2, 14eme journée de Ligue 1). Club satellite, club partenaire, club affilié, franchise, les qualificatifs diffèrent, mais recouvrent tous les mêmes avantages. Objectif premier : permettre aux jeunes joueurs formés au centre de formation parisien de s’affirmer en glanant du temps de jeu. Cette saison, hormis Alphonse Areola, Adrien Rabiot et Presnel Kimpembe, peu sont les « titis parisiens » à avoir régulièrement leur chance en équipe première malgré un parcours convaincant chez les jeunes et plusieurs apparitions dans le groupe d’Unai Emery. On pense à Christopher Nkunku, Hervin Ongenda, Alec Georgen, Jonathan Ikoné, Lorenzo Callegari ou même Jean-Kévin Augustin, le plus connu de ceux-là, qui ne compte que 138 minutes en Ligue 1 cette saison.

L’exemple de Manchester City

En Europe, on compare souvent l’éclosion du club de la Capitale à celle de Manchester City. Les financements des deux clubs se ressemblent et leur invitation à la table des très grands en Europe aussi. Ce n’est donc pas pour rien si le club anglais est un pionnier dans l’acquisition de clubs satellites. En Australie, avec le Melbourne City Football Club, mais aussi aux Etats-Unis, avec le New York City FC. Ce dernier, entraîné par Patrick Vieira dont on dit qu’il pourrait un jour s’asseoir sur le banc des Citizens après cette « formation » américaine, compte en son sein plusieurs grands noms du football européen tels Andrea Pirlo, David Villa et Frank Lampard (qui a annoncé son départ). Assurément une manière de rayonner mondialement. Une route sur laquelle le PSG s’est déjà engagée via ses tournées d’été, mais aussi via ses nombreuses écoles de foot au Canada, aux Etats-Unis, au Brésil, au Maroc ou encore dans le Golfe.

Contourner subtilement le fair-play financier

Mais l’acquisition d’un club satellite permet aussi de contourner le fair-play financier ! Longtemps honni du club parisien, ce principe mis en place par l’UEFA tend à être maîtrisé par le PSG. Mais Manchester City, l’autre victime principale du fair-play financier, a trouvé dans l’acquisition du New York City FC un bon moyen de s’éviter des problèmes. C’est ce qu’avait sous-entendu Arsène Wenger, le manager d’Arsenal, lorsque les Sky Blues avaient récupéré Frank Lampard à l’été 2014. Lâché par Chelsea à la franchise MLS de Manchester City, le milieu de terrain anglais avait immédiatement été prêté chez les Citizens, le championnat américain ne débutant qu’en mars.

Projet avorté en RD Congo

Reste à savoir où le Paris Saint-Germain décidera de faire développer sa marque. Red Bull, qui connait une réussite foudroyante en Bundesliga avec Leipzig, s’est installé aux quatre coins du monde avec le Red Bull Salzbourg, les Red Bulls de New York, le Red Bull Brasil et le Red Bull Ghana. Ce lundi, L’Equipe a révélé qu’en 2008-09, des négociations avaient été menées entre le président de l’époque, Charles Villeneuve, et le sélectionneur de la RD Congo, Florent Ibengue, pour développer un centre de formation en RDC. Le projet était tombé à l’eau. Depuis, les Qataris sont arrivés à Paris. Et il y a fort à parier que leur priorité d’implantation ne soit pas en Afrique.
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