L1 : Pour Lyon, il est temps de rugir

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L1 : Pour Lyon, il est temps de rugir
L1 : Pour Lyon, il est temps de rugir

Lyon a depuis un an entamé une nouvelle phase dans son projet de construction. Oubliées les déconvenues du début de l’exercice précédent, notamment en Ligue des Champions, l'OL doit valider ses acquis et enfin assumer son statut de locomotive du football français.

« C’est bien d’avoir une finale du championnat de France car le Qatar ne fait pas partie de la France. Il y aura donc un titre de champion de France à la clé », lançait un Jean-Michel Aulas un brin tendu, veille de match face à Monaco, le 1er mai dernier. Le président de l’OL en a depuis rajouté une couche expliquant notamment en juin que le PSG bénéficiait, selon lui, de privilèges fiscaux. « Quand on est français, on paie ses impôts comme tout le monde ; quand on est qatari, je crois comprendre qu’on n’a pas les mêmes règles fiscales que les autres. » Et tant pis pour les inepties. Tant pis si le président de l’Olympique Lyonnais omet alors de préciser qu’une fois l’investissement réalisé, s’il ne paye pas d’impôts sur le capital souscrit, le PSG, par la voie de ses dirigeants qataris, est ensuite redevable des divers impôts sur le revenu et autres charges sociales. Peu importe. Ce que cache cette communication outrancière est dommageable pour l’OL, qui n’assume toujours pas son statut de deuxième meilleure écurie de France derrière le PSG. Et pourtant, il serait temps.

Un effectif quasi inchangé, des recrues à intégrer

Avec un effectif quasiment inchangé, le départ, certes regrettable, de Samuel Umtiti, ayant été comblé par l’arrivée d’un défenseur référencé, qui plus est doté d’une certaine expérience du haut niveau, Nicolas Nkoulou, sans oublier le latéral gauche polonais Maciej Rybus, Lyon a les moyens de ses ambitions, autant sur la plan national, qu'européen. Alexandre Lacazette, que Jean-Michel Aulas a finalement convaincu de rester, et Nabil Fekir, de retour de blessure, constituent des garanties offensives de poids. Le jeu séduisant de l’OL, et les promesses qu’il portait en lui, n’ont pas résisté à l’épreuve de l’Europe l’an passé. Un an après son échec cuisant, l’Olympique Lyonnais est en mesure de bien figurer dans cette compétition, il doit simplement s’en convaincre et enfin assumer son statut de locomotive du championnat de France. « Ce qui est rassurant, c’est qu’on n’aura pas à affronter des équipes de ce calibre chaque week-end en Ligue 1 », assurait Bruno Genesio après la large déconvenue enregistrée face au PSG il y a quelques jours à l’occasion du Trophée des Champions.

Des détails à peaufiner pour Lyon 

Là aussi, les mots choisis dénotent d’un état d’esprit défaitiste. Certes, le chantier est imposant, et la dernière sortie de Lyon a mis à jour des axes de travail sur lesquels il est urgent de se pencher, notamment en défense. Reste qu’il s’agissait d’un premier match officiel, couronnant des semaines de travail avec tout ce que cela implique en terme d’incertitudes, autant sur le plan technique et tactique, que mental et physique. Nul doute que dans les semaines à venir, le staff lyonnais va s’atteler à peaufiner certains aspects de façon à ce que son équipe soit opérationnelle pour le retour de la Ligue des Champions. Une compétition qu'il s'agira de bien gérer entre un calendrier déjà chargé, et des blessures qu'ils ne pourront éviter. « Là, on va retrouver dès la mi-septembre la Ligue des Champions avec tout ce qu'elle implique au niveau physique et mental dans la répétition des matchs, poursuit Bruno Genesio. mais si on arrive à bien gérer tout ça, on peut contrarier le PSG. »

Un stade à la hauteur de ses ambitions européennes

La plus prestigieuse des compétitions européennes, l’OL la disputera pour la première fois dans son nouvel écrin, bâti dans ce but précis. S’il a déjà réussi sportivement aux féminines de l’OL, vainqueurs de la Ligue des Champions, le stade flambant neuf a apporté des premiers résultats à la Holding en charge du club. OL Groupe a ainsi doublé son chiffres d’affaires sur la période janvier-mars 2016, qui correspondait alors au troisième trimestre de son exercice décalé. Les recettes billetterie sont bonnes, et le Parc OL devrait assurer à son hôte une certaine stabilité financière. Reste désormais à valider ces bons chiffres par une campagne européenne enfin à la hauteur, et entamer de la meilleure des manières un projet qui devrait inscrire l’OL parmi les meilleures écuries européennes de ces prochaines années.
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