L1 - OM : Les 7 déclas à retenir de Franck Passi

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L1 - OM : Les 7 déclas à retenir de Franck Passi
L1 - OM : Les 7 déclas à retenir de Franck Passi

En première ligne médiatiquement cette semaine, Franck Passi s’est exprimé dans un long entretien accordé à La Provence et publié ce dimanche. Des doutes de Vincent Labrune aux critiques sur ses choix, l’entraîneur de l’OM n’y élude aucun sujet.

La réponse à Labrune

Vincent Labrune ne considérait pas nécessairement Franck Passi comme un technicien en mesure de prendre en main l’équipe première de l’OM. Des doutes que le principal intéressé n’a pas forcément digérés, comme il l’a confié dans le long entretien publié dans les colonnes de La Provence ce dimanche. Je n'ai même pas envie de le commenter car, pour savoir si le costume est trop grand ou pas, il faut laisser travailler les gens. Je suis arrivé dans un moment très difficile, et je crois qu'il faudrait davantage mettre en avant le fait qu'on a construit une nouvelle équipe avec un budget bien moindre. Maintenant, il faut que cette équipe se retrouve dans une zone où on va accepter que c'est une bonne équipe. À partir de là, on pourra se poser la question si Franck Passi aura bien travaillé ou pas.

Les difficultés du Mercato

Passi l’admet, il n’a pas toujours bien vécu les râteaux et les contretemps pour boucler son effectif. Une explication selon lui au retard à l’allumage de l’OM en ce début de saison. Le plus difficile était sur la fin du Mercato où, pendant un mois, il n'y a plus eu du tout de mouvement. À cet instant, on s'est dit qu'on allait avoir une équipe incomplète. Surtout que j'avais donné ma parole aux recrues en leur disant que tel ou tel joueur allait nous rejoindre. Le fait de voir que je n'arrivais pas à conclure était difficile à vivre. Ensuite, on ne pourra pas aller plus vite que la musique. On a fait une préparation sans avoir l'ensemble des joueurs. L'équipe se met en marche petit à petit, on est en train de construire pierre par pierre pour que l'équipe soit de plus en plus performante et puisse assumer son rôle dans ce championnat.

Une espérance en l’avenir

L’OM a beau pointer à la quatorzième place du classement en L1, son entraineur ne tire pas la sonnette d’alarme pour autant. Bien au contraire, il estime qu’il ne suffirait pas de grand-chose pour que son équipe pointe dans la première moitié du tableau. Le message est simple : on a joué Nice, qui est deuxième, et Lyon, une équipe de Ligue des Champions dont on connaît la qualité. Dans ces matches-là, on a joué d'égal à égal. À Nice, on aurait pu gagner ; contre Lyon, on aurait même pu créer la surprise sur la dernière action. En même temps, contre d'autres équipes d'un niveau différent, mais dont il faut tenir compte dans ce championnat, je crois qu'on a eu assez de maîtrise pour gagner les matchs. Ce que j'essaie d'expliquer aux joueurs, c'est : « Oui, on a fait des erreurs, oui on est coupables de ne pas avoir gagné, mais l'avenir est serein car on va s'améliorer en continuant à travailler. »

Des choix assumés

Parfois critiqué pour son coaching en cours de rencontre, lors de la défaite à Rennes notamment (3-2), Passi ne nourrit aucun regret sur ses choix. Il les assume même, répondant « Complètement » à la question de savoir s’il les referait aujourd’hui. Je connais la musique. Si on gagne, comme contre Nantes, les choix sont bons. Si on a des problèmes, comme à Rennes ou à Angers, ça veut dire que les choix ne sont pas bons. Mais quand je fais un choix, il y a une histoire derrière. Je ne me tourne pas vers le banc en disant : « Allez, aujourd'hui c'est à toi, demain ce sera à l'autre ». Non, ce n'est pas comme ça. (…) L'idée, c'est toujours de gagner le match. On peut dire le lendemain ou le surlendemain qu'on aurait pu faire différemment. Mais c'est trop facile. Prenons la rentrée de (Bouna) Sarr à Rennes : oui, c'est de ce côté-là que viennent les deux buts. Par contre, je ne crois pas qu'on ait perdu à cause de ça.

Des critiques injustes

L’ancien entraîneur adjoint d’Elie Baup, Marcelo Bielsa et Michel a son avis sur la désertion du Stade Vélodrome par le public marseillais et estime que les médias y sont pour quelque chose. Surtout qu’il n’a pas toujours compris le scepticisme ambiant. A certains moments, j'ai trouvé que les critiques étaient acerbes. Quand j'ai demandé de la patience, c'est même plus que cela, c'est presque du bon sens. (…) C'est pour ça que je me suis dit : pourquoi tout le monde veut essayer de démontrer que l'OM va tomber en débris alors qu'au contraire, il faut essayer d'encourager. C'est le message positif que j'ai envers mes joueurs : construisons, continuons à apporter des pierres tous les jours pour bien travailler. On arrivera à ce qu'on veut. Mais le temps médiatique n'est pas le même et c'est peut-être pour cela qu'on tombe dans ce genre de désarroi...

Les laissés pour compte

Rolando au placard, Romain Alessandrini invisible depuis le début de la saison : certains cas interrogent. Mais Passi annonce le retour de l’ancien Rennais à l’entraînement pour la semaine prochaine après sept mois passés à se soigner. (« La nuit, je ne vais pas découper sa voûte plantaire... »). En ce qui concerne le défenseur portugais, il fait les frais de son départ avorté vers Palerme pendant le Mercato estival. Je n'ai qu'une philosophie : traiter le dernier des remplaçants comme je traite le premier des titulaires. Quand vous parlez de Rolando, j'ai pris deux défenseurs centraux et Doria est revenu. Si j'ai fait cela, c'est par rapport au constat de l'an dernier et à une certaine façon de jouer. (…) Aujourd'hui, Gaël Andonian va jouer des matches internationaux avec l'Arménie, mais personne ne me demande pourquoi je ne le fais pas jouer. Pourquoi me parler plus de Rolando que d'Andonian ?

Son rapport à l’OM

Impassible sur la touche, Passi donne parfois l’impression de ne pas être en phase avec ce club bouillant qu’est l’OM. Ce dont celui qui se veut « supporter depuis le premier jour où [il a] mis les pieds ici » se défend. Je ne suis pas en décalage. Par contre, en tant que responsable de l'équipe, je me dois d'avoir la tête froide. Déjà, joueur, je ne suis jamais tombé dans la folie qui tourne autour de ce club, même si je me suis laissé porter par cette folie. Mais pour bien travailler, il faut avoir la tête froide. Et aujourd'hui, à 50 ans, je crois avoir les pieds sur terre.
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