L1 - Nantes : A la Beaujoire, les Canaris vont devoir se mouiller

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L1 - Nantes : A la Beaujoire, les Canaris vont devoir se mouiller
L1 - Nantes : A la Beaujoire, les Canaris vont devoir se mouiller

Après le triste match nul à la Beaujoire face à Lille (0-0), les Nantais sont seizièmes du championnat de Ligue 1. Plus mauvaise équipe à domicile, les Canaris vont devoir inverser la tendance sur leurs terres pour éviter une fin de saison cauchemardesque.

Ce n’est certainement pas cette place grappillée samedi soir aux dépens de brouillons lillois (match nul 0-0) qui va réjouir les amoureux du FC Nantes (le FC Nantes était 17eme avant la rencontre, 16eme ce dimanche). Ce sursaut infime au classement sonne comme un lot de consolation bien maigre face à une crise qui prend de plus en plus d’épaisseur. Au-delà de la copie quasi-blanche rendue par les Canaris face aux Dogues, c’est le comportement et l’investissement des joueurs qui inquiètent. Qui alarment plutôt. La fébrilité n’a jamais quitté les jambes des hommes de René Girard, certainement écrasés par cette drôle d'ambiance à la Beaujoire. Inhabituelle. La quête du maintien en Loire-Atlantique va passer par des victoires à domicile. Mais la tâche s'annonce compliquée.

Défendre oui, mais pas à la maison

La Ligue 1 nous a habitués ces dernières années à voir les équipes qui luttent pour leur survie défendre et proposer des blocs défensifs verrouillés. Une position légitime pour espérer des contres ou des erreurs adverses pour braquer quelques points dans les différents stades de l’Hexagone. Le problème aujourd’hui, c’est que Nantes ne semble pas en mesure de proposer autre chose. « C’était un petit match », marmonnait René Girard après la rencontre. Et personne ne va le contredire. « Toujours le même sentiment de fébrilité et de manque d’entreprise. Il faut aller chercher la confiance, qui ne peut venir que d’un résultat positif. » Et c’est l’Olympique Lyonnais qui se profile en milieu de semaine. Pas le meilleur moyen de retrouver une confiance laissée à l’entrée du stade. « On s’attache à faire abstraction de l’environnement. Mais il faut emballer les matchs si on veut que le climat change », pestait Adrien Thomasson à la sortie des vestiaires. Et le climat peut rapidement devenir insoutenable si rien ne bouge sur le terrain. La tempête approche. Mais les Canaris vont devoir se lancer dans une opération rachat. Ils auront besoin de la Beaujoire. 

Reconquérir un stade au bord de l’explosion

La semaine qui a précédé la rencontre n’a certainement pas arrangée les choses. Mardi dernier, le club a annoncé l’interdiction du déploiement des bâches et la proscription du matériel en tribune Loire. Lieu de résidence du plus grand groupe de supporters du club. Une décision qui intervenait après les premiers séismes à la Beaujoire. Le 5 novembre dernier, après un nouveau nul face à Toulouse, des supporters ont tenté de s’introduire en tribune présidentielle. Avant le coup d’envoi de la rencontre, une poignée de supporters ont été évacués du stade Marcel-Saupin où jouait la réserve. Le bus nantais ne s’est pas prêté à l’exercice du bain de foule, témoin du fossé qui se creuse entre les supporters et le club. Résultat : des tribunes clairsemées (plus faible affluence depuis la remontée du club en Ligue 1 en 2013), grève d’encouragements et des chants hostiles contre la direction. Le FC Nantes a toujours pu compter sur un soutien sans faille de ses supporters. On est loin du compte. « On a été pris par l’enjeu. On a senti que c’était un match très important, analysait Rémi Riou en zone mixte. Le positif attire le positif. Il va falloir jouer libéré pour engranger des points. Il ne faut pas se mettre la tête sous l’eau. » Mais l’asphyxie n’est plus très loin. A lire aussi : >> Thibaut Vion, de banni à héros d'un soir >> Toute l'actualité de la Ligue 1
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