L1 - Montpellier : Un acte fondateur à Lorient ?

le
0
L1 - Montpellier : Un acte fondateur à Lorient ?
L1 - Montpellier : Un acte fondateur à Lorient ?

Revenu avec un nul de Lorient, après avoir été mené 2-0, Montpellier, privé de quatre titulaires en raison d’une épidémie de gastro, a peut-être décroché plus qu’un point en Bretagne.

Il y a des tournants dans une saison de Ligue 1, et ce Lorient-Montpellier en est sans doute un, pour les deux équipes. Si Lorient s’est un peu plus enfoncé en concédant le nul après avoir mené 2-0 à domicile, Montpellier a peut-être ramené plus qu’un point de Bretagne. Avec seulement deux victoires depuis le début de la saison, et la pire défense de Ligue 1 au compteur, le MHSC pouvait craindre ce déplacement chez les Merlus, qui auraient pu bénéficier du fameux « choc psychologique » du changement entrainement. Et quand samedi matin, Frédéric Hantz a appris que cinq de ses joueurs (dont quatre annoncés comme titulaires) étaient victimes d’une gastro-entérite, le coach héraultais aurait de suite signé pour un nul. « Quand ils sont arrivés, je n’avais pas besoin d’avoir un certificat médical pour voir qu’ils étaient très touchés. Ils ont tous eu les mêmes symptômes, ils n’ont pas pu dormir, et c’était impossible qu’ils jouent, a raconté Hantz, qui a espéré tout au long de la journée qu’aucun autre joueur ne tombe malade, en conférence de presse. Ce qui m'a plu dans la journée qu'on a vécue, c'est que malgré ces évènements exceptionnels, tout le monde est resté calme, concentré. » Surtout quand Lorient a mené 2-0 après 24 minutes de jeu… Mais Montpellier a su trouver les ressources aller arracher le nul, en marquant grâce à Camara juste avant la pause, puis par Sanson, excellent au Moustoir samedi, à la 69eme. C’est d’ailleurs la première fois depuis cinq ans que le MHSC parvient à ne pas perdre après avoir été mené 2-0. « Le tournant du match, c’est le but de Souley juste avant la mi-temps. Si on avait été à 2-0 à la mi-temps, j’aurais peut-être changé des choses, reconnait Hantz. Là, on est resté pareil tactiquement et dans la compo d’équipe. Mentalement, on a été mieux sur la deuxième mi-temps. Dès le début du match, on a senti qu’on pouvait les mettre en danger. C'est un bon point par rapport à la situation, même si on est conscient qu'on peut faire beaucoup mieux, notamment dans nos liaisons techniques et sur l'aspect défensif. » Seizième du classement, avec un point d’avance sur le barragiste, Montpellier est encore loin d’être sauvé, mais ce nul obtenu dans des circonstances difficiles, qui fait suite à la qualification sur la pelouse de Laval en Coupe de la Ligue (0-2), empêche le club de Louis Nicollin de tomber dans une spirale négative. « Dans notre métier d’entraîneur, quand ça ne va pas, il faut savoir que ça peut être pire. Donc il faut faire attention dans son attitude, dans son choix, de ne pas aggraver les choses, et parfois ce n’est pas facile. Depuis le match nul à Dijon (3-3, 8eme journée), on ressent à l’intérieur du groupe, même si ce n’est pas totalement palpable en termes de résultats, qu’on est dans la ligne de ce qu’il faut faire tactiquement, individuellement, et c’est très important. » D’autant que c’est l’OM que Montpellier affronte vendredi prochain. Heureusement pour Frédéric Hantz, ses cinq malades auront sans doute guéri.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant