L1 - Metz : Pourquoi il n'est pas question de s'enflammer

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L1 - Metz : Pourquoi il n'est pas question de s'enflammer
L1 - Metz : Pourquoi il n'est pas question de s'enflammer

Avec neuf points après quatre journées de L1, Metz réussit son meilleur départ dans l’élite depuis 2004-05. Un bon signe, puisque c’était la saison de son dernier maintien en L1. Mais les Lorrains ne doivent pas s’y voir déjà pour autant. Voici pourquoi.

Parce que tout sourit au FC Metz Autant la victoire contre Angers avant la trêve internationale (2-0) avait tenu du miracle, autant celle glanée à Nantes (0-3) ne souffre d’aucune contestation. Mais le FC Metz a encore bénéficié des coups de pouce qu’il faut aux moments opportuns. Jérôme Miguelgorry a par exemple refusé à Guillaume Gillet l’ouverture du score en début de match pour une faute peu évidente de Mariusz Stepinski sur Thomas Didillon. Les Lorrains ont aussi fait preuve d’une efficacité offensive maximale, puisque trois de leurs quatre tirs cadrés ont abouti à un but, avec ce triplé de Mevlut Erding. Et l’autre, il était œuvre d’Ismaïla Sarr, sur l’action amenant la deuxième réalisation de la journée pour l’attaquant turc. Sur leurs trois victoires de la saison, les Messins en sont même à huit buts… sur neuf frappes cadrées ! Une telle réussite ne pourra pas durer éternellement. Mais elle suffit pour l’instant au bonheur des Grenats. Parce que c’était bien parti il y a deux ans Ses neuf points en quatre journées ont permis au FC Metz de réaliser son meilleur début de saison en L1 depuis douze ans. Mais son dernier passage dans l’élite avait aussi démarré comme dans un rêve. Si les Lorrains n’affichaient alors que cinq points au compteur après quatre matchs, ils avaient réussi un mois de septembre quasi parfait pour se retrouver à quatorze unités au bout de huit journées. Ils étaient cinquièmes du classement et l’opération maintien était sur la très bonne voie. Ça, c’était avant une période de cinq mois sans la moindre victoire en L1 et une lente dégringolade au classement. Les Messins ont beau avoir recruté des éléments rompus à ce niveau pour s’éviter une telle chute, ils doivent forcément avoir ce douloureux souvenir en mémoire. De quoi relativiser ce qui leur arrive actuellement. Parce que la défense ne tient qu’à un fil Le FC Metz en est déjà à cinq buts encaissés en quatre journées et le bilan pourrait être plus lourd sans les arrêts de classe signés Thomas Didillon, bien aidé par ses poteaux à Paris (3-0) ou contre Angers. Si Simon Falette s’est rapidement mis au niveau de la L1 pour ses débuts dans l’élite, l’édifice reste brinquebalant. Guido Milan ne donne pas suffisamment de garanties et le recrutement de Milan Bisevac dans les dernières heures du Mercato correspond à la volonté de solidifier la charnière. Mais l’état physique de l’ancien Parisien et Lyonnais pose question, après des pépins à répétition depuis deux ans. Franck Signorino a encore affiché ses limites dimanche à Nantes et Benoît Assou-Ekotto ne ressemble pas une alternative plus rassurante comme latéral gauche. Brillant à La Beaujoire, Jonathan Rivierez fonctionne sur courant alternatif, comme Ivan Balliu. L’objectif maintien passera par une défense aussi imperméable que possible, pour passer sans dommage les moments où l’efficacité offensive ne sera plus à son niveau du moment. C’est là que le bât pourrait blesser au moment de faire les comptes. Parce que le plus dur est à venir La troupe de Philippe Hinschberger a parfaitement négocié un calendrier abordable jusqu’à maintenant, en dehors de sa défaite à Paris, où un zéro pointé entrait dans le tableau de marche. Mais les deux prochains mois permettront d’y voir bien plus clair sur le potentiel réel des Lorrains. Les déplacements piégeux (Dijon, Montpellier, Marseille, Rennes, Toulouse) succèderont à des matchs à domicile compliqués à négocier (Bordeaux, Monaco, Nice, Saint-Etienne). Cet enchaînement en dira davantage sur la capacité des Messins à conserver leur dynamique du moment pour s’installer dans la première moitié du classement. Dans le cas contraire, il ne leur faudra pas craquer mentalement à l’heure de rentrer dans le rang. Un défi à relever pour enfin enchaîner deux saisons de suite en L1.
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