L1 - Lorient : Rien ne va plus chez les Merlus !

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L1 - Lorient : Rien ne va plus chez les Merlus !
L1 - Lorient : Rien ne va plus chez les Merlus !

Lorient connaît un début de saison catastrophique, mis en lumière par la défaite à domicile ce samedi face à Nancy (0-2) dans ce qui était appelé le « match de la peur ». Déjà largué au classement, le FCL va devoir se remettre à flots.

Lorient est au fond du gouffre. Dernier du classement avec quatre défaites en autant de rencontres cette saison, le club breton vit ce que Sylvain Ripoll a qualifié, sans aucun doute à raison, de « pire début de saison qu’on pouvait faire » après la défaite face à Nancy ce samedi (0-2) au Moustoir dans le match qui opposait les deux équipes à zéro point. Un « match de la peur » qui a donc tourné en faveur de Lorrains réalistes face à une équipe lorientaise en manque de repères après avoir vécu des semaines troublées.

Une attaque en manque d’efficacité

Face à Nancyce samedi, les Lorientais ont eu le ballon (66% de possession de balle), ont su trouver des fenêtres de tir avec pas moins de neuf tentatives... mais où le bât blesse, c’est sur ce qui touche à l’efficacité. Seules deux de ces neuf tentatives ont trouvé le cadre de Guy Roland Ndy Assembe et le gardien de l’ASNL n’a pas réellement été inquiété durant 90 minutes. Et c’est une constante depuis trois journées. Hormis les deux buts inscrits par Benjamin Moukandjo à Caen lors de la première journée, c’est encéphalogramme plat du côté des attaquants des Merlus. Dans le 4-4-2 mis en place par Sylvain Ripoll, Majeed Waris est en échec total face au but, avec aucun de ses huit tirs cadrés depuis le début de la saison, quand Benjamin Moukandjo est à 50% de réussite (quatre tirs cadrés sur huit tentés). Le retour d’un Jérémie Aliadière pourrait faire du bien à l’attaque lorientaise, mais une remise en question des joueurs en place ne serait pas malvenue.

Une fin de Mercato compliquée

Un des facteurs qui peut aisément expliquer ce début de saison difficile de la part des Merlus est le simple fait que l’effectif sous les ordres de Sylvain Ripoll a été profondément remanié, surtout dans la dernière ligne droite du Mercato. Si le départ d’un Raphaël Guerreiro était prévu et que certains joueurs en fin de contrat devaient quitter le club, tels Lamine Gassama ou Yann Jouffre, la perte de Didier Ndong au milieu de terrain contre un gros chèque venu d’Angleterre dans les derniers instants du Mercato est venue s’ajouter à la liste des quatorze joueurs qui ont quitté l’effectif lorientais, contre six arrivées, sans compter celles d’Arnold Mvuemba et Michaël Ciani, libres et qui ont pu signer après la clôture du marché des transferts. Ce dernier, qui pallie à la blessure d’une autre recrue, Lindsay Rose, n’a pas donné que des gages de sécurité, ce qui est sans doute lié par un manque de temps de jeu et d’une arrivée très proche du match, à son gardien et capitaine Benjamin Lecomte.

Ripoll, l’homme de la situation ?

Même si seulement quatre des 38 journées sont désormais jouées, la question de savoir si Sylvain Ripoll est déjà placé sur un siège éjectable se pose. Le président lorientais Loïc Féry avait clairement indiqué dans la presse que les deux matchs à domicile joués de suite par le club, contre Nancy et Lille, étaient très importants. Et le premier des deux actes a été totalement manqué et laisse le FCL dans une situation compliquée au classement, dernier avec zéro point et trois points de retard sur le reste du peloton. De son côté, l’entraîneur des Merlus assure qu’il est hors de question de lâcher prise aussi rapidement, même si le FCL va « droit dans le mur » en restant dans cette spirale négative. « Il y a du chemin à faire si on veut être compétitif en Ligue 1. Mais on ne renoncera pas, le renoncement c’est ce qu’il faut éviter, a assuré Sylvain Ripoll après le match ce samedi. Mais il faut reconnaître qu’on est inquiets. Tout de façon, si on n’est pas inquiets dans notre situation, c’est qu’on est soit inconscients, soit de mauvaise foi. » Une lucidité qui pourrait le contraindre à quitter son poste s’il sentait qu’il n’était plus l’homme de la situation ? Le dilemme pourrait se poser plus rapidement qu’on le croit...
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