L1 - Lorient : Avec Bernard Casoni, les Merlus n'ont plus le choix : ils doivent s'endurcir

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L1 - Lorient : Avec Bernard Casoni, les Merlus n'ont plus le choix : ils doivent s'endurcir
L1 - Lorient : Avec Bernard Casoni, les Merlus n'ont plus le choix : ils doivent s'endurcir

Entraîneur de Lorient depuis une semaine, Bernard Casoni s’apprête à recevoir Monaco pour son premier match sur le banc des Merlus (vendredi, 19h). L’ancien défenseur de l’OM, qui apprend à connaitre son effectif, veut changer la mentalité de son équipe.

Lorient ne peut pas tomber plus bas. Derniers du classement après 12 journées de Ligue 1, les Merlus ont perdu quatre de leurs cinq derniers matchs. « Nous sommes lanternes rouges du classement, on ne peut pas faire pire », reconnaissait sans concession le nouvel entraîneur des Bretons, Bernard Casoni, en conférence de presse mercredi. Nommé en remplacement de Sylvain Ripoll, le technicien français a conscience de la difficulté du challenge lorientais. Casoni, qui continue de prendre la température au sein de son effectif, compte changer les mentalités pour obtenir le meilleur de son groupe. Mais n’allez pas lui parler d’« effet Casoni » ou d’« électrochoc », le nouveau coach des Merlus ne veut pas en entendre parler.

Casoni : « Je ne suis pas magicien »

Alors que Lorient s’enfonce chaque semaine un peu plus depuis le début de l’exercice 2016-2017, l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille ne se voit pas comme le sauveur du FCL. « Ça ne va pas se faire en claquant des doigts, je ne suis pas un magicien, a insisté Casoni. Mais on est là pour les accompagner, aider par petites touches. » Car depuis août, Lorient semble totalement déconnecté. Une faillite technique et défensive qui n’a fait qu’empirer ces derniers temps. « Il y a eu un état des lieux. Je voulais avoir le ressenti des joueurs, voir où ils en étaient au niveau psychologique. Je discute avec eux pour mieux les connaitre. Il faut redonner des certitudes à cette équipe. » Pour le moment, elle n’en a aucune, notamment au niveau défensif. Avec 20 buts encaissés, Lorient est l’une des défenses les plus perméables du championnat (18eme sur 20). Bernard Casoni veut inverser le rapport de force. « Parfois, cette équipe défendait en reculant, analyse-t-il. C’est bien de défendre, mais il faut y mettre les ingrédients et respecter certains principes. Comme l’alignement, fermer les espaces, sortir, fermer, défendre en avançant. » Contre l’ASM, l’ancien coach de Videoton (Hongrie) sera privé de son gardien, Benjamin Lecomte, et de Michaël Ciani en défense.

La récompense par l’effort

Du côté des Merlus, le mental a souvent fait défaut. Pas anodin d’ailleurs si Lorient a encaissé autant de buts dans les dernières minutes en L1, perdant de précieux points pour le maintien. Bernard Casoni veut y remédier avant tout le reste en mettant les joueurs devant leurs responsabilités. « Le gars qui lâche, il lâche, moi je n'ai pas besoin de faibles, je veux des gars costauds, qui ont envie d'avancer, d'aller gagner ou garder sa place, indique-t-il. Ceux qui ont des états d'âme s'élimineront tout seuls. » Mais le natif de Cannes a une idée bien précise sur comment forger son groupe. Pour lui, il ne suffit pas de parler de combat et de couteaux entre les dents pour espérer un changement radical. « Avoir des guerriers ? C’est un grand mot et surtout, ça ne veut rien dire. Le haut niveau, ça demande de l’agressivité, de l’impact, mais aussi de la réflexion. » Même chose pour son staff : « Je suis ouvert, je partage. J'ai besoin de mes adjoints, ils ne sont pas là que pour poser les plots. » C’était l’une des conditions imposées par le président Loïc Fery : le nouveau coach devait venir seul et collaborer avec des adjoints déjà installés.

Des joueurs revanchards

Le message a bien été entendu par les joueurs. Présent en conférence de presse au côté de Bernard Casoni, Arnold Mvuemba est conscient de la gravité de la situation. « C’est notre faute, a jugé l’ancien Lyonnais avant de se défendre lui et le reste de ses coéquipiers. Même s’il n’y avait pas résultat, on ne peut pas dire que les joueurs n’y étaient pas. On était présents. » Mais l’arrivée de l’ancien défenseur de l’OM a quand même mis un petit coup de fouet au reste de l’effectif. « C’est un coach qui parle beaucoup. On est à l’écoute. Il ne nous a pas secoués, il est proche des joueurs, on le vit bien », a ajouté le milieu de terrain. La rencontre face à Monaco, en revanche, ne tombe pas forcément au bon moment puisque c’est un monde qui sépare les deux équipes. « Est-ce qu’on a peur de l’ASM ? Peur de quoi ? Si on perd, c'est presque normal. Jouons déjà, après on verra. » Contre les Monégasques, il s’agira, avant tout, de limiter la casse. A voir aussi : >>> L'actualité de Lorient  >>> L’actualité de la L1 
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