L1 - FC Nantes : Exfiltré de la tribune présidentielle, Kita a « peur » pour sa famille

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L1 - FC Nantes : Exfiltré de la tribune présidentielle, Kita a « peur » pour sa famille
L1 - FC Nantes : Exfiltré de la tribune présidentielle, Kita a « peur » pour sa famille

Des supporters de Nantes ayant cherché à s’introduire en tribune présidentielle, Waldemar Kita en a été exfiltré après le nul des Canaris contre Toulouse samedi (1-1). Le président du FCN s’est ensuite exprimé sur RTL et s’est inquiété des menaces dont il faut l’objet.

La colère monte chez les supporters du FC Nantes. A tel point que quand Toulouse menait encore à La Beaujoire samedi, avant l’égalisation miraculeuse de Mariusz Stepinski dans les arrêts de jeu (1-1), certains d’entre eux ont tenté de s’introduire dans la loge de Waldemar Kita. Ils ont été refoulés d’abord par un membre de la sécurité, puis par les CRS. Les forces de l’ordre ont ensuite souhaité évacuer le président du FCN, qui a refusé. « La police m'a dit de quitter le stade, mais je suis resté jusqu'au bout et j'ai vu le but égalisateur », a-t-il expliqué à RTL après la rencontre.

Kita : « Vous voulez qu’on me tue »

Sous pression, rejeté par une partie des supporters depuis de longues années, Kita y voit une forme de racisme. « Je ne suis pas accepté et je me fais insulter parce que je viens de Pologne. Cela m'emmerde. » Il est aussi pointé du doigt en raison des mauvais résultats de son équipe, actuellement quinzième de L1. Voilà pourquoi il doit faire face à un environnement délétère qui lui fait craindre le pire. « Vous voulez qu'on me tue ? Que voulez-vous que je fasse ? On ne laisse pas un club couler comme ça. J'ai surtout peur pour ma famille, ils ont déjà été chez mes beaux-parents. Est-ce qu'on est protégés ? (…) Ma fille ne vient plus au stade. Tout le monde insulte Kita. Mettez-vous à ma place. J'assume. »

Kita : « Si j'abandonne, le club descend »

Président et propriétaire du FCN depuis 2007, Kita ne compte pas quitter le navire pour autant. « J'ai le courage de continuer. Cela m'emmerde qu'on envoie les policiers au casse-pipe, et que rien ne soit fait. » Mieux, l’ancien boss de Lausanne-Sport se voit toujours comme l’homme providentiel dans la Loire. « Si j'abandonne, le club descend. Je ne vais pas arrêter pour une centaine de personnes. » Même si la tension semble se rapprocher du point de non-retour semaine après semaine. A voir aussi : >>> Le compte-rendu du match >>> L'actualité du FC Nantes
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