L1 - Caen : Ne reste plus que la positive attitude

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L1 - Caen : Ne reste plus que la positive attitude
L1 - Caen : Ne reste plus que la positive attitude

Caen reste sur quatre défaites consécutives toutes compétitions confondues et n’a gagné qu’un seul de ses huit derniers matchs de championnat. Alors à l’heure de recevoir Nice, leader invaincu de L1, le SMC fait ce qu’il peut pour garder le moral.

Semaine après semaine, Caen s’enfonce dans le doute. Deux défaites à Nancy la semaine passée, en Coupe de la Ligue (4-2) puis en championnat (2-0), ont étalé ses limites du moment. Elles ont surtout confirmé que Malherbe était bien parti pour se battre pour son maintien d’un bout à l’autre de la saison, à moins de changer de braquet au plus vite. Pas impossible, étant donné le potentiel de l’effectif, validé par sa septième place la saison passée et peu retouché à l’intersaison, en dehors des départs de Dennis Appiah et d’Andy Delort. Mais il est important pour les hommes de Patrice Garande de relancer rapidement une spirale positive pour ne pas se laisser gagner par la sinistrose, après quatre défaites de suite toutes compétitions confondues et une seule victoire sur les huit dernières journées de championnat. Le tout avant de recevoir Nice, leader invaincu de L1. « L’importance du match de demain (dimanche) n’échappe à personne, a lâché Patrice Garande en conférence de presse. Qu’ils aient envie de le gagner, j’en suis persuadé. Que j’ai envie de le gagner, tout le monde en est persuadé. »

Seube : « Il faut ultra-positiver »

Méthode Coué ou pas, les Caennais tiennent des discours résolument optimistes et volontaristes avant de se frotter à ce qui se fait de mieux en France depuis le début de la saison. « Il n’y a pas de recette miracle. Il faut ultra-positiver, que les joueurs se sentent bien dans leurs têtes, a indiqué Nicolas Seube, le capitaine aux 502 matchs avec son club formateur. On essaie à chaque fois de retirer le positif, même si on sait que tout n’a pas été parfait. La seule manière de s’en sortir, c’est que les joueurs se sentent en confiance, que tout le club tire dans le même sens. C’est le maître-mot. » « Il faut qu’il y ait quelque chose en plus, a enchaîné Garande. La seule chose qu’on n’a pas le droit de faire, c’est de lâcher et de ne pas avoir la bonne attitude sur le terrain. On sait que demain, tout ne va pas être parfait. Le plus important, c’est que petit à petit, chaque joueur prenne plus confiance et qu’on arrive au niveau qui doit être le nôtre. Sur les dernières prestations, ce n’était pas le cas. » Ce qui explique en partie sa dix-huitième place au classement, celle du barragiste, et son avant-dernière au palmarès des défenses.

Caen-Nice, tout les oppose

Au moment de défier l’OGCN, qui en est à douze buts marqués sur ses quatre dernières sorties en L1, Caen aurait bien des raisons de trembler après avoir en avoir encaissé onze en 360 minutes toutes compétitions confondues. Nice s’est fait aussi une spécialité d’ouvrir le score (10/11), quand son prochain adversaire a concédé le premier but à huit reprises cette saison en championnat, un record avec Nancy. Et comme les Caennais restent sur deux rencontres sans but, le Gym étant de son côté la seule équipe de L1 à avoir marqué à chaque match, Garande ne peut que l’admettre : il craint ce à quoi les dynamiques diamétralement opposées en championnat pourraient aboutir. « Sur le plan technique, c’est une équipe redoutable. Elle a une très grande maitrise, elle base tout sur la possession et elle est en pleine réussite. A la fois sur le plan défensif, parce que c’est une équipe qui concède pas mal d’occasions sans prendre de buts en championnat, et offensivement, elle est très efficace. Dans les périodes de récupération du ballon qu’on aura, si on est en retard et qu’on n’est pas ensemble, on va prendre le bouillon. »

Garande : « Il ne faudra pas se cacher, il faudra jouer »

Mais l’entraîneur caennais, réputé pour son envie de jouer et d’utiliser au mieux le ballon une fois récupéré, ne souhaite pas vivre une attaque-défense pour autant. « Il ne faudra pas se cacher, il faudra jouer. Quand on aura le ballon, il faudra proposer, faire des choses pour inquiéter cette équipe et lui marquer des buts. » Une marque d’ambition qui doit galvaniser les joueurs, rassérénés par le soutien des fans. « Tout le monde est derrière nous, on a encore rencontré hier (vendredi) les supporters et le message est clair : tout le monde a envie que le club réussisse, eux les premiers. Ça permet aux joueurs de se sentir soutenus, c’est hyper important dans ces moments-là. Il faut aller dans ce sens, parce que si tout le monde commence à se tirer dans les pattes, c’est la dégringolade assurée. » Retrouver cette unité sur le terrain et en dehors fait partie des clés d’un exploit dimanche. Avec dans un coin de la tête une statistique positive pour Caen : il n’a perdu que deux de ses douze matchs à domicile en L1 contre Nice (4 victoires, 6 nuls), en septembre 1996 (1-2) et décembre 2014 (2-3). Comme quoi, tous les chiffres ne sont pas contre Malherbe.
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