L1 - Caen : Du podium aux bas-fonds, le SMC a bien changé en un an

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L1 - Caen : Du podium aux bas-fonds, le SMC a bien changé en un an
L1 - Caen : Du podium aux bas-fonds, le SMC a bien changé en un an

Dix-huitième après dix journées, Caen était sur le podium à pareille époque la saison passée. La confirmation que le club bas-normand vit, à tous les niveaux, un début de championnat aux antipodes de celui de l’année dernière.

D’une saison à l’autre, Caen figure au même rang du classement. A condition de le prendre à l’envers désormais. Troisième après dix journées et sept victoires en 2015-16, le SMC pointe maintenant à la dix-huitième place, et par conséquent est virtuellement barragiste pour son maintien en L1 en fin de saison. Une situation compliquée qui donne au déplacement samedi à Nancy (20h00), son poursuivant le plus proche, une saveur forcément particulière. « Vous pouvez être sûrs que tous les joueurs qui monteront dans l’avion seront déterminés, auront envie de gagner et de faire en sorte que ça passe comme ça », a expliqué vendredi Patrice Garande en conférence de presse. L’entraîneur de Caen cherche la recette pour relancer une dynamique positive dans son groupe, sans parvenir à la trouver pour le moment. Comme la saison passée, son équipe figure parmi les moins possessives du championnat (46% en moyenne, 16eme en L1). Mais elle n’a pas la même efficacité sur ses contre-attaques et dans les deux surfaces.

La pire défense de l’histoire de Caen

La perte d’Andy Delort a bien été compensée par le recrutement d’Ivan Santini, en avance sur les temps de passage de son prédécesseur à la pointe de l’attaque caennaise (quatre, contre trois pour le buteur des Tigres). C’est autour de l’ancien du Standard Liège, qui a converti en but ses deux derniers tirs cadrés en L1, que ça pèche. Surtout que la réussite qui avait accompagné Caen pendant la phase aller la saison passée a quitté l’équation. Une affirmation valable pour l’attaque (trois buts en moins inscrits) et surtout pour la défense. Après dix journées, le SMC avait réussi cinq clean-sheets et tournait à une moyenne d’un but encaissé par match. En dehors d’une claque reçue à domicile contre Lyon (0-4), il ne s’exposait que peu aux occasions adverses. C’est tout le contraire cette saison, avec déjà dix-neuf réalisations concédées, soit près de deux par rencontre. Sans oublier qu’il s’agit là du pire total de l’histoire du club en L1 à ce stade de la saison.

Garande : « Ce n’est pas que l’affaire des défenseurs et du gardien »

Une hémorragie que les Caennais n’ont pas franchement stoppé mercredi en Coupe de la Ligue, où ils ont encore explosé sur le synthétique de Nancy (4-2). « On sait que c’est une surface compliquée à appréhender, surtout quand elle est usée. L’enseignement du premier match, c’est que si on n’est pas présents dans les duels et si on laisse rebondir le ballon, on est tout de suite en difficulté, a analysé Garande. (…) J’espère que l’expérience de mercredi nous servira pour gagner le match de demain (samedi). » Une rencontre déjà importante pour la suite de la saison des Caennais, dont l’esprit de corps s’est effrité depuis deux mois. « Pour gagner les matchs, l’équation est simple. Il faut être plus rigoureux sur le plan défensif, ce n’est pas que l’affaire des défenseurs et du gardien, c’est l’affaire de tous. Cette envie, cette solidarité, la communication qu’il doit y avoir, l’investissement de tous à la récupération du ballon. Il faut aussi qu’il y ait la même chose sur le plan offensif. » C’est une partie de la recette qui avait permis au SMC de briller la saison passée. Il serait bienvenu de l’appliquer de nouveau.
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