L1 - Bordeaux : Les Girondins, ça (re)devient sérieux

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L1 - Bordeaux : Les Girondins, ça (re)devient sérieux
L1 - Bordeaux : Les Girondins, ça (re)devient sérieux

Au sortir de sa plus mauvaise saison depuis onze ans, Bordeaux a retrouvé de l’ambition après un Mercato réussi et un début de championnat accompli. Avec sa victoire à Lyon samedi (1-3) comme possible déclic.

« Bien sûr, on sait qu’on va finir loin devant le PSG à la fin de la saison, je ne sais même pas pourquoi vous me posez la question. » N’allez surtout pas prendre au premier degré cette phrase de Jean-Louis Triaud, plein d’ironie lorsqu’il lui a été demandé si les deux points d’avance de Bordeaux sur le quadruple champion de France en titre lui donnaient des idées. Autant que le sens de l’humour et le sourire, les Girondins ont retrouvé de l’ambition en ce début de saison. Leur victoire convaincante à Lyon samedi au Parc OL (1-3), où les Gones n’avaient jamais perdu depuis leur entrée dans le stade en janvier dernier, a entériné le nouveau départ pris cet été. Après avoir terminé dans la deuxième partie du classement de L1 (11eme) pour la première fois depuis onze ans, le club bordelais se devait d’ouvrir une nouvelle ère pour retrouver une place plus en adéquation avec son standing.

Une soirée sans à Toulouse

C’est passé par l’installation de Jocelyn Gourvennec comme entraîneur, après avoir bricolé pendant toute la saison passée. C’est passé aussi par un Mercato de qualité, entre joueurs expérimentés (Toulalan, Lewczuk), revanchards (Ménez) et prometteurs (Sabaly, Kamano, Laborde de retour de prêt). Tout ça, c’était sur le papier, mais ça trouve son prolongement sur le terrain depuis le coup d’envoi de la saison. En dehors de la soirée sans dans le derby de la Garonne à Toulouse (4-1), Bordeaux a renoué avec une qualité de jeu qui lui faisait défaut et les joueurs prennent un pied évident à évoluer dans le schéma installé par le nouveau staff technique. Même les éléments contraires ne les font pas dévier de leur plan et ne remettent pas en cause leurs certitudes. « Ça avait mal commencé et ça aurait pu mettre les garçons la tête dans le seau, a estimé Triaud. Ils ont su réagir, ils sont restés collectifs et ils ont pris leur chance. »

Le symbole Carrasso

Au-delà du but d’Aldo Kalulu, encaissé dès la deuxième minute, ce sont les circonstances dans lesquelles les Girondins l’ont encaissé qui auraient pu les enfoncer. « On a pris un but très tôt dans le match, très litigieux. On était menés, mais je trouve qu’on ne s’est pas énervés, s’est félicité Jocelyn Gourvennec en zone mixte après le succès contre l’OL. Même si Lyon a eu une voire deux balles de break, on est restés cohérents. On a pris l’ascendant petit à petit en première période, on est revenus au score et on aurait presque dû mener à la mi-temps. Sur la deuxième période, il y a l’arrêt exceptionnel de (Cédric) Carrasso, l’expulsion (ndlr : de Maxime Gonalons) et on a pris le dessus derrière. » A elle seule, la performance du gardien de Bordeaux fait figure de symbole. Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou gauche en début d’année 2016, Carrasso revient de très loin. Il ne partait pas dans la peau d’un titulaire au poste de gardien, jusqu’à ce que Jérôme Prior se troue à Toulouse.

« On ne va pas s’arrêter à un classement au bout de quatre matchs »

Mais Gourvennec n’est qu’à moitié surpris. « Il est beaucoup plus prêt aujourd’hui qu’il ne l’était début août, où il reprenait à peine. C’est logique qu’il ait de meilleures sensations, qu’il soit décisif. C’est un grand gardien d’expérience, qui a retrouvé toutes ses sensations. » Avec qui il est possible de voir loin. Deuxième du classement derrière Monaco, les Bordelais ne s’enflamment pas pour autant. « On ne va pas s’arrêter à un classement au bout de quatre matchs », a souri Triaud. « Il y a beaucoup d’équipes dans un mouchoir, je suis surtout très heureux de prendre trois points pour arriver à neuf, a enchaîné Gourvennec. On avait un début de championnat pas facile, avec des derbies, la réception de Saint-Etienne qui était compliquée. Il fallait venir ici après la trêve internationale, au Parc OL où Lyon avait toujours gagné. On l’a fait, c’est surtout ça qui me rend positif et content ce soir (samedi). » Ça doit surtout lui donner une grande confiance en l’avenir. Ce qui n’était pas gagné d’avance pour Bordeaux. (Avec Anthony RAVAS. à Lyon)
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