L1 - Bastia : Une pelouse qui n'en a que le nom

le
0
L1 - Bastia : Une pelouse qui n'en a que le nom
L1 - Bastia : Une pelouse qui n'en a que le nom

Comme à Montpellier ou à Bordeaux, la pelouse du Stade Armand-Cesari de Furiani a encore fait parler d’elle pour sa qualité plus que médiocre. Mais cela n’a pas empêché les Bastiais de s’imposer face à Guingamp samedi soir.

C’est un des chevaux de bataille de la Ligue de Football professionnel, qui veut à l’avenir récompenser les clubs ayant les pelouses de meilleure qualité. Mais, à l’heure actuelle, on ne peut pas dire que le SC Bastia soit en mesure d’entrer dans la compétition. La surface de jeu du Stade Armand-Cesari de Furiani s’est une nouvelle fois attiré les foudres des acteurs de la rencontre entre le club corse et Guingamp samedi soir. Si, dans les jours précédant la rencontre, l’entraineur bastiais François Ciccolini avait botté en touche assurant que « la pelouse sera la même pour les deux équipes », il est impossible de nier que l’état de la pelouse a influé sur le jeu.

Des champignons et la chaleur pour responsables

Après la pelouse de Toulouse qui a été attaquée par un champignon, le Xanthomonas Translucens, et qui a depuis été changée après un coup de gueule du directeur général de la LFP Didier Quillot par voie de communiqué, à l’image des pelouses de Montpellier et Bordeaux, celle du Stade Armand-Cesari est victime d’un autre champignon : le pythium. Si les responsables des terrains font le nécessaire pour protéger le gazon de cette menace avec des produits préventifs, la météo qui a sévit sur l’Hexagone ces dernières semaines, avec d’intenses vagues de chaleur et de l’humidité, a créé des conditions parfaites pour la propagation rapide de ce champignon qui désagrège la pelouse, rendant les appuis difficiles, à l’image des glissades lors de Bastia-Guingamp samedi soir. Une pelouse qui a été qualifiée, peut-être à raison, de « scandaleuse » et « pitoyable » par Antoine Kombouaré, l’entraîneur guingampais.

Quelles solutions pour éviter ce problème ?

Si l’attaque que la pelouse de Toulouse a subie a nécessité un remplacement en urgence du gazon et de son substrat, une attaque de pythium peut avoir un remède assez simple : du temps et des conditions météo plus favorables pour affaiblir le champignon et permettre un nouvel ensemencement des pelouses pour les redensifier. Mais les résultats restent incertains, surtout si la pelouse est de nouveau utilisée, et un remplacement de la pelouse à Furiani dans les plus brefs délais, Bastia ne jouant plus à domicile avant la trêve internationale, pourrait être un coûteux mais efficace moyen pour récupérer une aire de jeu digne du championnat. Pour l’instant, les responsables du terrain de Furiani se sont contentés de traiter les zones touchées, celle étant protégées du soleil par les tribunes étant moins sujettes à l’infection. Une autre solution est de jouer la carte de la prévention, comme le club de rugby de Lyon l’a fait dans son stade, imposant à toute personne voulant entrer sur la pelouse de mettre les pieds dans des bacs de solution désinfectante. Mais que les jardiniers et responsables de terrain de L1 se rassurent, ça n’arrive pas que chez eux, la pelouse de l’Allianz Arena de Munich souffre elle-aussi de ce champignon...
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant