L'utopique «ville nomade» sur le Pont-Neuf à Paris

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EN IMAGES - Un cabinet d'architecte parisien a conçu une «ville modulable» sur un des ponts reliant les deux rives de la Seine.

Les images de ce célèbre pont parisien complètement customisé ont de quoi attirer l'½il! Mais que les puristes se rassurent: elles sont montées, et purement synthétiques! L'objectif du projet, qui a été pensé par l'architecte parisien Stéphane Malka est pourtant bien réel: construire une ville alternative et modulable, un «ghetto volontaire», qui viendrait recouvrir le Pont-Neuf, qui relie une rive à l'autre de la Seine, sur un immense échafaudage.

Que contient cet édifice utopique? Veritable micro-ville nomade, elle s'organise autour de différentes activités ; «résidences, bureaux et salles de réunion mais aussi galeries d'art, studios d'enregistrement, boutiques, playgrounds, salles de sport, cantines familiales et boites de nuit. Toutes ces activités sont régies par leurs propres habitants», peut-on lire sur le site de l'architecte.

Un projet à 200.000 euros

En vérité, ce projet baptisé «Pont9» est tiré d'un livre qu'a écrit l'architecte intitulé Le petit Paris. Sur le côté irréalisable de cette construction, Stéphane Malka n'est pas catégorique. «D'un point de vue purement architecturel, c'est tout à fait réalisable», confie-t-il au Figaro. «Comme tous mes projets, celui-ci paraît très utopique alors qu'il est très concret.» Et il serait très peu onéreux: «pas plus de 200.000 euros», estime Malka, qui justifie ce faible coût par les matériaux utilisés. Bâches militaires, échafaudages, structures métalliques très classiques destinées à être customisées...

Finalement, le seul élément qui rend la réalisation du projet très difficile est son identité, et sa dimension «sociale». L'architecte avoue ne pas avoir pris la peine de contacter la mairie de Paris. «Elle ne serait pas sensible à ce projet de ghetto mobile», estime-t-il. Pour autant, les projets de Malka - dont la notoriété est davantage à l'étranger qu'en France - ne sont pas tous irréalisables: de son livre, il a déjà «sorti» deux projets. Les «abris furtifs», à Marseille, et «Bow-House» (habiter les murs) en Hollande.

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