L'utile persévérance des Sages

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DÉCRYPTAGE - À force de répéter la nécessité de maîtriser les dépenses, la Cour a commencé à être entendue.

Début 2008. Philippe Séguin, alors premier président de la Cour des comptes, lance une alerte à l'adresse du nouvel exécutif. Le remboursement des intérêts de la dette de l'État représente à lui seul chaque année 2.000 euros par Français, l'équivalent d'un mois de salaire net moyen pour tous ceux qui travaillent. L'avertissement sur l'endettement (1.200 milliards à l'époque) de la France - davantage encore que l'appel à «une grande discipline dans la gestion des comptes de l'État» - aurait dû faire mouche.

Juin 2009. L'ancien ministre de droite, qui n'a pas l'habitude de mâcher ses mots, enfonce le clou: cette fois, «il y a urgence», lâche-t-il.

Un an plus tard, le socialiste Didier Migaud prend le relais. Le ton ne change pas. Ni à l'endroit de la majorité qui l'a nommé - Nicolas Sarkozy a fait le choix d'une personnalité de gauche -, ni à ...



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