« L'usine Alstom de Belfort, c'est notre identité »

le , mis à jour à 08:57
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« L'usine Alstom de Belfort, c'est notre identité »
« L'usine Alstom de Belfort, c'est notre identité »

« Belfort, c’est Alstom, comme Sochaux, à côté, c’est Peugeot », note Régine, retoucheuse au centre-ville, qui, hier, avait fermé sa petite boutique dans le cadre de la ville morte organisée en soutien aux « Alsthommes », surnom donné aux ouvriers de la plus vieille usine ferroviaire de France où 480 postes pourraient être supprimés. « L’usine, c’est notre identité, comme le Lion. Sauf que le site nourrit, lui, plus de 400 familles. »

 

Dans l’après-midi, entre 4 000 et 5 000 personnes ont défilé dans les rues de cet te vi l le de près de 50 000 habitants. Soit près de 10 % de la population. Comme Régine, les commerçants avaient tiré leur rideau et c’est dans un silence pesant que le cortège, où aucun élu national n’était présent, a traversé Belfort. Après les prises de parole, les représentants ont été reçus en préfecture, même si personne n’attendait grand-chose de ce passage obligé. Tous protestaient contre le transfert de la production ferroviaire vers l’usine Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin) à 200 km de Belfort.

 

Pour Jean-Christophe, technicien chez Alstom-Transport, le déménagement est inimaginable. « J’ai acheté un terrain 1 000 € l’are, à côté, en Haute-Saône. En Alsace, cela doit être deux ou trois fois plus cher. Ma femme a un travail, comment faiton ? D’autant que Reichshoffen est destiné, aussi, à arrêter. Tout le monde le sait. » « De toute façon, ajoute son collègue Nicolas, quand, il y a six ou sept ans, on est passés sous le cap des 600 salariés, on savait que ce n’était plus viable, industriellement. Maintenant, nous sommes moins de 500… » Une vision de l’avenir sombre, mais contredite par les responsables syndicaux en tête de défilé.

 

Méfiance

 

Deux CE Alstom sont bien prévus, demain et mardi à Saint-Ouen (Seine- Saint-Denis) où est installé le siège du groupe. « Ce sera l’occasion d’entendre la direction nous ...

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  • h.floren il y a 9 mois

    Il y a une verité triste mais simple l usine fafrique des loco pour le fret alors qu il n y a plus ce marché en france on peut le regretter certe mais la SNCF n a plus besoin de ce type de materiel .Il suffit de regarder sur la route devant chez vous pour voir les camions passés et tout comprendre. la seule issue durable est de reconvertir le site et oublier cette activité pour rebondir dans autre chose et cesser de se cacher derriere de vieilles lunes.

  • Road40 il y a 9 mois

    on fabrique des locomotives mais on est pas capables d'en fournir en temps et en heure ...a mediter tout de meme ! la strategie d'alstom est certainement a remettre en question . Idem pour les fusils de l'armee Francaisaise fournis par nos voisins Germaniques .

  • s.thual il y a 9 mois

    Certains salariés fournisseurs ou sous traitants eux aussi on investit dans une maison n,espérant pas se retrouver en difficulté à la fin du mois.

  • s.thual il y a 9 mois

    A méditer, certains acheteurs Alstom ont ils tant de réflexion avant de passer leurs commandes de matieres premières à l etranger pour quelques euros d,écarts. ..A force de vouloir le mieux,parfois il devient l ennemi du bien....et on attend de la collectivité qu elle paie les pots casses....