L'urgence de réhabiliter les Lumières

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Vladimir Poutine et Xi Jinping à Pékin le 3 septembre 2015.
Vladimir Poutine et Xi Jinping à Pékin le 3 septembre 2015.

Dans un livre aussi didactique que combatif, le philosophe Carlo Strenger en appelle à une bataille idéologique contre le relativisme culturel, le retour des fondamentalismes religieux et l’explosion du « populisme ».

« Le mépris civilisé » 150 pages A l’ONU, Chinois et Russes mènent une bataille idéologique. Ils défendent l’autoritarisme politique – le régime autocratique. Il faut retirer à la démocratie libérale, « à l’occidentale », toute prétention à l’universalité. Les grands principes inscrits dans la Charte – liberté de conscience, de pensée, d’expression – doivent s’entendre de manière relative : il y a une façon russe et une manière chinoise de les interpréter.

Discours partagé par nombre de pays émergents : l’Occident n’a pas à imposer « sa » version des droits de l’homme. Les grandes théocraties islamiques, l’Arabie saoudite et l’Iran, sont, pour une fois, d’accord : la charia est une affaire « culturelle », n’est-ce pas ?

Dans un petit livre aussi didactique que combatif, un homme s’insurge, Carlo Strenger. Professeur de philosophie, double nationalité, suisse et israélienne, il veut réhabiliter l’esprit des Lumières. Il y a urgence, dit-il, de passage à Paris, début janvier : contre la barbarie djihadiste, la bataille est aussi idéologique. Elle suppose d’en revenir à ce noyau dur hérité des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles européens d’où va naître la démocratie libérale. Carlo Strenger souligne qu’il y a eu ailleurs qu’en Europe des mouvements du type des Lumières. Plus qu’une idéologie, c’est une attitude intellectuelle : esprit critique, aptitude à l’autocritique, capacité d’innovation fondée sur le droit à remettre en question toute croyance ou toute autorité instituées. ...

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