L'union palestinienne à l'épreuve de l'enlèvement des trois jeunes Israéliens

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L'union palestinienne à l'épreuve de l'enlèvement des trois jeunes Israéliens
L'union palestinienne à l'épreuve de l'enlèvement des trois jeunes Israéliens

L'enlèvement, jeudi 12 juin, de trois jeunes Israéliens va-t-il mettre fin au «gouvernement de consensus» palestinien mis en place dix jours plus tôt ? Longtemps déchirés, les islamistes du Hamas et l'historique Organisation de libération de la Palestine (OLP) avaient décidé, fin avril, de gouverner ensemble. Le Hamas a vivement dénoncé les déclarations du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui a plaidé, mercredi, en faveur d'une coordination en matière de sécurité avec Israël. L'Etat hébreu, lui, entend tirer parti de l'opération de répression en cours, afin de briser une fragile réconciliation.

«Celui qui a enlevé les trois jeunes Israéliens cherche à nous détruire et on va lui demander des comptes», a déclaré par ailleurs le président palestinien à l'ouverture à Jeddah, en Arabie saoudite, d'une réunion de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). Il avait déjà condamné lundi l'enlèvement.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait accusé le Hamas --qui contrôle sur le plan sécuritaire la bande de Gaza-- d'avoir enlevé  les trois étudiants israéliens et répété qu'il tenait Mahmoud Abbas pour «responsable de toute attaque émanant d'un territoire sous contrôle palestinien». Mais l'enlèvement s'est produit près du Gush Etzion, près d'Hébron, dans une zone entièrement sous contrôle civil et militaire israélien.

Dans sa traque lancée après l'enlèvement des trois jeunes israéliens, Israël a arrêté mercredi des dizaines de Palestiniens qui avaient été libérés en 2011 dans un échange avec le Hamas contre le soldat Shalit. Au sixième jour de son opération baptisée Gardien de nos frères, l'armée a ainsi capturé dans la nuit de mardi à mercredi 65 Palestiniens, portant à plus de 240 le nombre d'arrestations depuis l'enlèvement le 12 juin. Il s'agit en majorité de militants et dirigeants du parti islamiste, dont le président du Parlement ...

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  • 35924358 le mercredi 18 juin 2014 à 19:45

    Gardez votre venin pour condamner les horreurs commises au Nigéria, au Kénya, au Soudan, au Centrafriqe, en Irak, en Syrie, au Soudan, en Lybie... Là-bas, les morts se comptent hélas par milliers. Un peu d'objectif ne vous fera pas de mal. Et aux lecteurs qui subissent vos propos déplacés aussi. Merci pour nous tous !

  • 35924358 le mercredi 18 juin 2014 à 19:37

    Par ailleurs, Israel avait été contraint AVANT cet acte odieux de libérer 1000 terroristes palestiniens qui avaient du sang de civils sur les mains. Gardez l'ordre chronologique des faits pour le bien de ceux qui vous lisent par inadvertance. Merci.

  • 35924358 le mercredi 18 juin 2014 à 19:37

    Vous ne lisez pas toutes les dépêches de l'AFP ou de Reuters. Le Fatah a confirmé que le hamas était responsable du kidnapping des trois adolescents israéliens.

  • zobul7 le mercredi 18 juin 2014 à 18:50

    Si c'est bien un enlèvement perpétré par une organisation palestinien, Israël montre le ratio standard dans cette partie du monde : 240 palestiniens enlevés (chiffre provisoire) pour 3 israéliens. Donc pas étonnant que le Hamas réclame (et obtient) la libération de plusieurs centaines de Palestiniens détenus arbitrairement, contre 1 soldat Shalit

  • zobul7 le mercredi 18 juin 2014 à 18:42

    C'est quand même curieux cette affaire : 3 jeunes Israéliens enlevés dans une zone contrôlée par la sécurité militaire israeliienne. Aucune revendication d'un groupe palestinien. Et Israël en profite pour enlever plus de 200 cadres palestiniens, porter un rude coup au Hamas et semer la discorde entre le Hamas et l'OLP. Justement alors que les USA et l'UE avaient reconnu le gouvernement d'union palestinien, au grand dam d'Israel . Comme on dit : cherchez à qui profite le crime. Belle provocation