L'Union européenne et la Turquie amorcent un réchauffement

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    BRATISLAVA, 3 septembre (Reuters) - L'Union européenne (UE) 
et la Turquie ont amorcé samedi un réchauffement de leurs 
relations lors de la première réunion ministérielle depuis la 
tentative de coup d'Etat du 15 juillet, Ankara s'engageant 
notamment à continuer à appliquer l'accord sur les migrants. 
    Réunis à Bratislava, en Slovaquie, les ministres des 
Affaires étrangères des Vingt-Huit et le ministre turc des 
Affaires européennes se sont efforcés d'apaiser les tensions 
nées des critiques européennes envers l'ampleur des purges qui 
ont suivi le putsch avorté en Turquie. 
    "Sur le plan politique, il faut un rapprochement, nous avons 
besoin de normaliser la situation", a déclaré à Reuters le chef 
de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn. 
    "C'est la première fois que, depuis le coup d'Etat, nous 
nous parlons les uns ou autres, et pas les uns à propos des 
autres. Mais nous ne pouvons pas oublier l'état de droit. Tout 
le monde autour de la table a dit que s'ils (les Turcs) veulent 
normaliser la situation, ils doivent rétablir l'état de droit le 
plus vite possible", a-t-il ajouté. 
    Le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik, a une 
nouvelle fois critiqué la réaction des Européens après le coup 
d'Etat manqué, mais il a dans le même temps dit avoir noté un 
"très fort consensus pour renforcer la coopération entre la 
Turquie et l'UE". 
    Omer Celik a déclaré qu'Ankara continuerait à appliquer 
l'accord conclu avec l'UE pour contrôler les flux de migrants, 
que les dirigeants turcs ont menacé à plusieurs reprises de 
suspendre si Bruxelles ne tient pas d'ici octobre sa promesse 
d'exempter leurs ressortissants de visas. 
    Mais il a prévenu qu'il n'était "pas rationnel" de penser 
que la Turquie allait assouplir ses lois antiterroristes, comme 
les Européens le lui ont demandé, tout en n'excluant pas de le 
faire le jour où "il n'y aura plus de menace terroriste" et en 
se disant prêt à discuter de ce sujet avec le Conseil de 
l'Europe. 
    L'UE et la Turquie vont continuer à travailler sur la 
question de la libéralisation des visas, a assuré de son côté la 
chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. 
 
 (Gabriela Baczynska; Tangi Salaün pour le service français) 
 
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