L'Unef, un bon plan de carrière

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Jean-Christophe Cambadélis, Bruno Julliard, Christophe Borgel et Jean-Baptiste Prévost ont tous été président de l'Unef avant leur carrière politique.
Jean-Christophe Cambadélis, Bruno Julliard, Christophe Borgel et Jean-Baptiste Prévost ont tous été président de l'Unef avant leur carrière politique.

À la pointe du combat contre le projet de loi, l'Unef. Position paradoxale d'un syndicat qui défend les statutaires du CDI, alors que la jeunesse est tenue en marge, dans la précarité. Comment l'Unef peut-elle jouer contre l'intérêt des jeunes ? C'est que l'Unef est en soi un bon plan de carrière. « L'Unef, c'est l'Ena buissonnière », a dit Jean-Baptiste Prévost, son président de 2007 à 2011 avant d'intégrer le Conseil économique, social et environnemental, puis le cabinet du ministère de l'Éducation. Depuis sa création, en 1925, ses présidents se frottent encore moins au monde de l'entreprise que les énarques et finissent presque toujours par obtenir un poste dans un ministère ou une place éligible sur une liste électorale. Hier, Jean-Christophe Cambadélis, Christophe Borgel ou, plus récemment, Bruno Julliard combattaient ceux qui s'attaquaient à l'université ou au Code du travail. Aujourd'hui, ils sont au chaud parmi ces « ennemis de la jeunesse », fussent-ils socialistes... Les présidents de l'Unef aboient et les réformes ne passent pas. Résultat : une injustice intergénérationnelle qui perdure.

Jean-Christophe Cambadélis

Président de 1978 à 1980, puis de l'Unef-ID de 1980 à 1984. Il entre au PS en 1986, puis est élu député de Paris de 1988 à 1993, puis sans discontinuer depuis 1997. Il entre en 1995 au Conseil de Paris, qu'il quitte en 2001. Le 15 avril 2014, il remplace Harlem Désir au poste de...

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  • pichou59 il y a 9 mois

    les privilégiés de la république