L'Unef et les lycéens réclament le retrait de la loi Travail

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 (Actualisé avec Fage et contexte) 
    PARIS, 11 mars (Reuters) - Le syndicat étudiant Unef et ses 
homologues lycéens ont appelé vendredi à la mobilisation contre 
le projet de réforme du Code du travail, dont ils demandent 
toujours le retrait, après une rencontre avec le Premier 
ministre Manuel Valls. 
    Reçue dans la foulée, la Fage, un autre syndicat étudiant, a 
dit qu'elle attendrait de voir, lundi, si ses demandes de 
modification du projet de loi "inacceptable" en l'état, avaient 
été entendues. 
    Deux jours après des manifestations qui ont rassemblé entre 
224.000 et 500.000 personnes dans toute la France, le 
gouvernement tente d'éviter que le mouvement s'envenime. Deux 
grandes journées de mobilisation sont déjà prévues, les 17 et 31 
mars, les syndicats "réformistes" appelant quant à eux à des 
rassemblement ce samedi. 
    "Le désaccord de fond reste entier", a déclaré à la presse 
William Martinet, président de l'Unef, un syndicat proche du 
Parti socialiste, qui demande le retrait du projet de loi et 
juge qu'"il y a besoin d'un rapport de force social". 
    "Ce gouvernement reste sur la même logique et nous explique 
qu'il faudrait précariser le marché du travail pour que les 
jeunes puissent accéder à l'emploi", a-t-il ajouté. "Il y a 
nécessité, du côté des étudiants, d'amplifier la mobilisation 
qui en cours actuellement dans les universités." 
    Après sa rencontre avec Manuel Valls et les ministres de 
l'Economie et du Travail, Emmanuel Macron et Myriam El Khomri, 
il a confirmé la participation de l'Unef à la journée de 
mobilisation des jeunes le 17 et à celle du 31 mars, qui réunira 
aussi les salariés à l'appel notamment de la CGT et de FO.     
    Les trois syndicats lycéens reçus à Matignon ont aussi 
annoncé qu'ils manifesteraient jusqu'au retrait du projet. 
    Selon le président de la Fage, Alexandre Leroy, Manuel Valls 
a signalé qu'il y avait de l'espace pour modifier le texte sur 
les indemnités prud'homales, les motifs de licenciement 
économique et l'aménagement du temps du travail. 
    "Je ne peux pas vous dire aujourd'hui qu'il y a une sortie à 
l'impasse dans laquelle on est en train d'aller", a dit aux 
journalistes le leader syndical, qui a signé l'appel de la CFDT 
à des modifications du texte, sans demander son retrait. "La 
porte n'est pas fermée mais le créneau est très étroit." 
    La Fage participera aux actions annoncées pour ce samedi par 
les syndicats "réformistes". 
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 
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