L'UMP veut encore croire aux chances de Nicolas Sarkozy

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L'UMP veut encore croire aux chances de Nicolas Sarkozy
L'UMP veut encore croire aux chances de Nicolas Sarkozy

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - Responsables et militants de l'UMP veulent croire que la victoire de Nicolas Sarkozy reste possible malgré la deuxième place de leur champion, devancé dimanche au premier tour par François Hollande, une première pour un président sortant sous la Ve République.

Les Français ont fait mentir les sondages en se mobilisant pour aller voter et ils sont encore capables de surprendre dans deux semaines tant les scores cumulés de François Hollande et de Jean-Luc Mélenchon montrent qu'il n'y a pas de "désir de gauche" dans le pays, assurent-ils.

Ces arguments ont été développés à satiété par les personnalités qui se sont succédé au palais de la Mutualité, dans le Ve arrondissement de Paris, qui accueillait une soirée très organisée où l'équipe du président-candidat et l'UMP se sont employés à gommer toute impression de déception.

Les murs de ce vieux bâtiment refait à neuf, théâtre de grands meetings de gauche dans le passé, ont ainsi résonné des "on a gagné, on a gagné !" ou "Hollande en Corrèze, Sarkozy à l'Elysée" repris en choeur par les jeunes de l'UMP.

Les premiers chiffres des sondages sorties des urnes annoncés par France 2 à 20h00, qui donnaient près de trois points d'avance à François Hollande, n'ont pas eu le temps de doucher les ardeurs, ceux de TF1, 15 secondes plus tard, avec leur écart bien moindre, étant accueillis par une ovation.

Avant même l'heure H, les responsables de l'UMP développaient auprès des journalistes des arguments soigneusement calés lors d'une réunion organisée à 18h00 autour du secrétaire général Jean-François Copé.

"Les résultats ce soir montrent que rien n'était écrit d'avance. Le deuxième tour sera très ouvert, les Français vont enfin avoir droit au débat qu'ils méritent", a dit le ministre de l'Education Luc Chatel.

"Il y a un vote protestataire très fort, qui est un vote de crise mais il n'a pas balayé le pouvoir en place. Nicolas Sarkozy est qualifié pour le deuxième tour", a renchéri la ministre du Budget Valérie Pécresse.

UNE CAMPAGNE ÉTOUFFOIR

"Ce deuxième tour, ça va être une autre histoire, un moment de vérité, un moment de vérité sur la situation de la France et la situation du monde et un moment de vérité sur la confrontation des projets", a-t-elle ajouté.

Pour l'UMP, la campagne du premier tour, avec une égalité stricte du temps de parole des dix candidats dans les médias audiovisuels, a été un "étouffoir" où il était difficile de faire passer des messages.

"Ce n'est plus neuf contre un, c'est un face à face. c'est une autre élection", a déclaré le député de Paris Bernard Debré.

"On est un peu déçu de ne pas être en tête, c'est vrai, mais Nicolas Sarkozy a des ressorts extrêmement forts. L'objectif c'est d'être en tête le 6 mai", a-t-il poursuivi.

Plutôt que de s'appesantir sur le score de Nicolas Sarkozy, les responsables de l'UMP préfèrent mettre en exergue le niveau élevé de celui de la candidate du Front national Marine Le Pen ainsi que la faiblesse de celui du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, par rapport aux attentes.

"Jamais la France n'a été aussi à droite", s'est félicité Guillaume Peltier, le "monsieur sondages" de l'UMP.

De même, Valérie Pécresse a estimé que "les résultats montrent qu'il n'y a pas d'envie de gauche dans notre pays". "Tous les sondages laissaient pourtant penser le contraire. Mais les Français se rendent bien compte que les solutions proposées par la gauche à la crise ne sont pas les bonnes".

Un vieux militant du parti a vu dans les résultats du premier tour la "validation de la stratégie de (Patrick) Buisson", le très conservateur conseiller de Nicolas Sarkozy, qui prônait une campagne très à droite pour tenter d'assécher les voix du Front national, même si le succès n'a pas été au rendez-vous comme en 2007.

Il se veut néanmoins rassuré pour la suite : "Je connais beaucoup de gens qui ont dit 'on va lui donner (à Nicolas Sarkozy) un coup de pied au cul en votant Le Pen mais au deuxième tour, on votera Sarkozy".

Edité par Yves Clarisse

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  • M1625665 le lundi 23 avr 2012 à 09:57

    NYORKER les drapaux de l'UMP sont fabriqués à Avelin dans le nord de la France.Quand on ne sait pas on ne dit pas NYORKER

  • chatnour le lundi 23 avr 2012 à 01:11

    Non, non, l'UMP ne va pas sauter ! Mais, un seul mot d'ordre pour le 2ème tour, TOUT SAUF LA GAUCHE ! ça vaut pour les électeurs de Bayrou comme pour ceux de Marine ! yez confiance, la droite est majoritaire en France !

  • LeRaleur le lundi 23 avr 2012 à 00:56

    L'UMP va sauter, uniquement dû à une erreur de stratégie de Sarko en 2007 et de ses mensonges éhontés pour séduire le FN. Maintenant il là dans l'os. La vengeance est un plat qui se mange froid.

  • NYORKER le lundi 23 avr 2012 à 00:44

    Au fait, tous vos drapeaux Français ne sont-ils pas fabriqués en Chine ??? ça commence par là aussila lutte contre le chomage !!!

  • NYORKER le lundi 23 avr 2012 à 00:42

    Pour l'UMP, faites rapidement un aller/retour à Lourdes ou allez griller des cierges à l'église ! on ne sait jamais.