L'UMP se convertit aux primaires ouvertes pour 2017

le
1
L'UMP SE CONVERTIT AUX PRIMAIRES OUVERTES POUR 2017
L'UMP SE CONVERTIT AUX PRIMAIRES OUVERTES POUR 2017

PARIS (Reuters) - L'UMP organisera en 2016 des primaires ouvertes pour désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2017, conversion tardive à un processus mis au goût du jour en 2007 par le Parti socialiste.

La commission des révisions des statuts du principal parti d'opposition, coprésidée par Jean-François Copé et François Fillon, a acté lors d'une réunion mercredi le principe de cette consultation qui rompt avec la tradition gaulliste du "chef".

"Maintenant nous avons la charpente globale de nos nouveaux statuts et nous aurons une nouvelle réunion pour relire les finalités à la mi-mai. Les choses ont vraiment pris une bonne tournure et je crois que le dialogue avec François Fillon et moi y contribue", a déclaré le président de l'UMP à l'issue de la réunion.

Jean-François Copé et François Fillon, les duellistes de l'élection interne de novembre 2012, ont déjeuné ensemble mercredi en signe d'apaisement alors que des frictions entre "copéistes" et "fillonistes" ressurgissent, notamment sur l'opportunité d'un nouveau vote prévu théoriquement en septembre.

"Ce qui comptait aujourd'hui pour moi, c'est que l'on soit dans une logique constructive pour bien organiser les choses en interne et puis maintenant passer à ce qui nous engage le plus, c'est le service des Français", a dit le président de l'UMP à la presse.

"LES PRIMAIRES, C'EST SECONDAIRE"

Les trois anciens Premiers ministres Edouard Balladur, Alain Juppé et François Fillon avaient apporté leur poids à la proposition du groupe de réflexion "La Boîte à idées", créé au sein de l'UMP en septembre 2012, pour des primaires ouvertes en octobre 2016.

Dans un rapport intitulé "Les primaires pour la France", "La Boîte à idées" défend l'idée de primaires ouvertes à l'ensemble de "la droite républicaine", jusqu'au Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou.

Il préconise l'ouverture de 8.000 bureaux dans toute la France tenus par 80.000 assesseurs bénévoles, et mise sur la participation de 3 millions d'électeurs.

Pourraient se présenter les candidats ayant été parrainés par 10.000 adhérents des partis participant aux primaires, ou 25 parlementaires ou 100 élus locaux (conseillers généraux, régionaux et maires de communes de plus de 10.000 habitants).

François Fillon s'est d'ores et déjà porté candidat à de telles primaires, Alain Juppé ménage quand à lui le suspense.

Jean-François Copé ne cache pas en privé ses réticences face à ce mode de désignation - "c'est la mode..." - qui le placerait en position de faiblesse dès lors qu'il s'ouvre à tous les sympathisants, non plus aux seuls militants comme lors de l'élection du 18 novembre 2012.

Les partisans de Nicolas Sarkozy, qui entretiennent l'espoir d'un retour de l'ancien président, voient également d'un mauvais oeil tout ce qui pourrait faire obstacle à leur champion.

"Pour Nicolas Sarkozy, les primaires, c'est secondaire", a affirmé dimanche l'ancien ministre Brice Hortefeux, président de l'Association des amis de Nicolas Sarkozy, au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.

Un élu copéiste ajoute : "François Fillon est en situation de faire obstacle à Nicolas Sarkozy, mais de là à gagner..."

Sophie Louet, édité par Patrick Vignal

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M601364 le jeudi 25 avr 2013 à 08:34

    ILS COPIENT QUI ???