L'UMP pressée de se convertir à des primaires ouvertes pour 2017

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L'UMP PRESSÉE DE SE CONVERTIR À DES PRIMAIRES POUR 2017
L'UMP PRESSÉE DE SE CONVERTIR À DES PRIMAIRES POUR 2017

PARIS (Reuters) - Edouard Balladur, Alain Juppé et François Fillon se prononcent pour des primaires ouvertes en octobre 2016 à l'UMP afin de désigner le candidat du principal parti d'opposition à l'élection présidentielle de 2017.

Les trois anciens Premiers ministres se rallient à la proposition du groupe de réflexion "La Boîte à idées", créé au sein de l'UMP en septembre 2012 par des militants "trentenaires", qui ont présenté une motion lors du congrès du 18 novembre dernier.

Dans un rapport intitulé "Les primaires pour la France", cosigné par Edouard Balladur, Alain Juppé et François Fillon, "La Boîte à idées" défend l'idée de primaires ouvertes à l'ensemble de "la droite républicaine", jusqu'au Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou. Un processus emprunté au Parti socialiste, qui a mené François Hollande à la victoire le 6 mai 2012.

Il préconise l'ouverture de 8.000 bureaux dans toute la France tenus par 80.000 assesseurs bénévoles, et mise sur la participation de 3 millions d'électeurs.

Pourraient se présenter les candidats ayant été parrainés par 10.000 adhérents des partis participant aux primaires, ou 25 parlementaires ou 100 élus locaux (conseillers généraux, régionaux et maires de communes de plus de 10.000 habitants).

Ce rapport devait être présenté lundi en fin de journée à la commission de révision des statuts de l'UMP, que président de concert Jean-François Copé et François Fillon.

"Outre la nécessité de revoir ses institutions internes pour éviter la répétition du spectacle qu'elle a donné à la fin de l'année 2012, l'UMP doit, ainsi qu'elle s'y est engagée depuis des mois, organiser des élections primaires", écrivent les trois anciens Premiers ministres en préambule du rapport.

"Il importe, en effet, que ce candidat bénéficie de la plus large légitimité, et donc du soutien que devront lui apporter les électeurs, les sympathisants et les militants", soulignent-ils.

François Fillon s'est d'ores et déjà porté candidat à de telles primaires, Alain Juppé ménage quand à lui le suspense.

"Le pauvre Général de Gaulle, peut-être qu'il se retournera dans sa tombe", commente un député UMP, proche de Jean-François Copé.

L'élu se dit rétif à l'abandon de la tradition gaulliste du "chef naturel", dont l'ancien président Nicolas Sarkozy, plébiscité par les sympathisants UMP, se réclame pour justifier un éventuel retour à l'avant-scène politique.

"Pour Nicolas Sarkozy, les primaires, c'est secondaire", a affirmé dimanche l'ancien ministre Brice Hortefeux, président de l'Association des amis de Nicolas Sarkozy, au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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